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Matières premières : ne plus subir les variations de coûts

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Matières premières : ne plus subir les variations de coûts
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Sous l'impulsion des outils technologiques, la maîtrise des prix gagne en efficacité au sein des directions achats. Mais même les solutions prédictives de premier plan estiment mal l'évolution des cours des matières premières, à la base du secteur industriel. Zoom sur une difficulté endémique.

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Au cours des deux dernières années, la demande mondiale de cobalt a été multipliée par 30. Dans le cas du lithium, la hausse est plus impressionnante encore. Des envolées spectaculaires évoquées lors du salon Supply Chain Event qui s'est tenu à Paris les 11 et 12 décembre dernier. Celles-ci s'expliquent par des besoins exponentiels en métaux critiques pour la production d'équipements connectiques indispensables dans le domaine informatique et électronique. A ce contexte d'évolution d'un monde avide de nouvelles technologies s'ajoutent les enjeux géopolitiques et l'instabilité de certains territoires qui ont également une influence sur le niveau des prix.

Alors que l'heure est à la maîtrise de plus en plus fine des dépenses, cette question fait figure de véritable casse-tête pour les entreprises. "La prévision en amont a été quelque peu délaissée depuis quelques années. Elle concentre aujourd'hui beaucoup d'interrogations. La dépendance au prix des matières premières est d'autant plus complexe dans les supply chain en cascade avec trois ou quatre rangs de fournisseurs qui rendent les évaluations de risque très délicates", explique Isabelle Krieg, en charge du risque financier et politique au sein du courtier en assurances pour les entreprises et organisations Gras Savoye.

Une solution tout de même convaincante

Entre les problèmes de stock de produits finis ou semi-finis, les difficultés relatives à la rupture de composants ou au manque de matières premières, les écueils ne manquent pas. L'une des solutions les plus convaincantes s'intitulent DDMRP (Demand Driven Material Requirement Planning). Il s'agit d'une méthode innovante pour gérer la variabilité. Elle intègre une approche lean, basée sur des flux tendus, une simplification qui s'appuie sur un management visuel et une priorisation pertinente des processus. Elle repose également sur la théorie des contraintes qui consiste à exploiter les goulets d'étranglement dans les productions, à planifier les points de contrôle permettant d'optimiser la capacité et de réduire les délais. La méthode DDMRP s'applique notamment au contexte d'une supply chain, lorsque les délais sont longs et les contraintes de capacité importantes.

"Plus l'entreprise gagne en maturité autour de la question des prévisions, meilleur est le contexte d'exercice. Le DDMRP peut être une très bonne solution dans ce domaine. C'est un outil constructif qui montre des résultats intéressants lorsqu'il s'agit de tenir compte des enjeux impactants. Quand l'entreprise passe à une réflexion prenant en compte la logique industrielle de son fournisseur, c'est nécessairement intéressant", indique François-Régis Le Tourneau, directeur Corporate Supply Chain Standards and Prospective chez L'Oréal.


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