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DossierSauter dans le grand bain du public

Publié par Morgane Coquais le

3 - Mais une grande diversité des missions

Moins de stress, plus de sens et plus de missions. Telles sont les trois raisons avancées par les acheteurs du privé qui cèdent aux sirènes du publics. Néanmoins, ce changement nécessite une solide préparation.

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Que viennent alors chercher les cadres privés dans le public ? Sens, liberté, diversité des missions, moins de stress... la liste est longue. Après un cycle d'études de commerce à Bordeaux, Thibaud Moisdon a intégré le prestigieux groupe de BTP Eiffage, d'abord comme acheteur famille, puis comme acheteur projet. Une expérience qui a duré trois ans car, au second semestre 2011, il a été débauché par la Ville de Reims, qui recherchait des profils privés pour monter une mission achats. Un challenge qui a séduit le jeune homme, lequel a pris la décision de quitter son CDI chez Eiffage pour un CDD de contractuel. " Ce qui me manquait, explique-t-il, c'est la liberté. Nous étions beaucoup d'acheteurs chez Eiffage, très cloisonnés dans nos activités car en charge de familles d'achats précises. Donc, nous avions peu de marge de manoeuvre. " Ce qui l'a attiré ? " Le challenge et le défi de développer et de créer quelque chose de nouveau. " Une bascule qu'il ne regrette pas, aujourd'hui, car il travaille sans stress. " C'est la grosse différence avec le secteur privé. C'est une réelle qualité, poursuit-il, avant de nuancer son propos : mais c'est en même temps un frein, car tout le monde n'a pas forcément la même motivation pour faire avancer les projets. Cela requiert donc beaucoup de négociations et de communication. "

Pour Tony Lourenço, l'avantage principal, pour un acheteur, est la diversité des missions. " Un acheteur dans le privé est spécialisé sur une filière économique. Dans une mairie, vous avez 320 métiers et autant de filières d'achats à traiter. Un acheteur dans le public, en trois ans d'activité, va balayer toute l'économie, de la petite enfance à la voirie en passant par le développement économique. C'est passionnant ! "

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l'article suivant : Bonnes pratiques : quand le public s'inspire du privé

Les clés pour réussir la bascule

Passer d'un monde à l'autre se prépare. " Les bons profils en achats sont les profils de type PME parce qu'ils sont agiles, qu'ils ont la tête et les jambes. Pour s'intégrer, il est indispensable de faire preuve d'humilité, de patience et de retenue. Un acheteur dans le public n'est pas là pour se vendre lui ; si c'est le cas, il n'est pas au bon endroit. Il est là pour mettre en avant les élus et sa direction générale ", pointe Tony Lourenço (Territoires RH), qui souligne que le secret d'une mobilité privé/public réussie tient dans la capacité à faire avec la complexité des parties prenantes. " Dans le public, rien ne se décrète, tout se construit. Il ne faut pas arriver avec ses certitudes. "

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