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25 ans et déjà acheteurs

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25 ans et déjà acheteurs

Ils sont nés quasiment en même temps que leur métier. Ils sont acheteurs, qui dans l'agroalimentaire, qui dans les transports, qui dans l'énergie, en France ou à l'étranger. Ils nous livrent leur vision de la vie et de la fonction à travers leur portrait chinois.

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"Les achats attirent les fortes personnalités"

Camille Parigot, 27 ans, acheteuse chez Altran, en prestation chez PSA (Paris)


Si vous étiez une couleur ?

Je serais l'orange, une couleur vive et dynamique ! Quand je prépare des CV, j'ajoute une frise et des petites fenêtres orange. Pour moi, c'est la couleur des achats !

Un vêtement ?

Une robe ; je suis très coquette. J'aime bien le shopping, je m'achète beaucoup de vêtements. Le tailleur noir, ce n'est pas très marrant ; du coup je préfère adopter la robe qui permet d'être à la fois élégante et professionnelle. En revanche, je m'habille en noir pour recevoir les fournisseurs... des hommes en costume sombre.

Un objet ?

Une montre, parce que je suis très organisée, j'aime être à l'heure. Dans les achats, nous avons des journées très chronométrées. Alors, sans montre, ni horaires, ce serait impossible à gérer.

Un artiste contemporain ?

Bill Viola. Son nom me vient spontanément à l'esprit car j'ai vu récemment son exposition au Grand Palais, à Paris. Son oeuvre est très esthétique, contemporaine au bon sens du terme.

Une heure de la journée ?

Midi. Je suis assez gourmande, j'aime bien la pause déjeuner. Cette coupure dans la journée favorise les discussions entre collègues. C'est un moment agréable et convivial.

Un adjectif ?

Dynamique ! Les acheteurs ont d'ailleurs des choses à régler en urgence... C'est un job un peu speed, mais j'adore ça.

Une ville ?

Paris ! J'y habite vraiment par choix. Je suis Bretonne d'origine. Je ne dis pas que je ne rentrerai pas un jour vivre en Bretagne, mais Paris est une ville tellement dynamique, avec une vie culturelle passionnante... Professionnellement, Paris c'est la ville des pôles achats installés dans les sièges des entreprises, pas question d'être ailleurs !

Un service ?

Le service achats, bien sûr ! Au début, je me suis orientée vers les achats un peu par hasard, mais ce job me plaît, il n'y a pas de routine.

Une matière ?

Au niveau scolaire, les matières concrètes, relatives aux achats et à la logistique m'attirent.

Un film ?

C'est difficile, car je suis passionnée de cinéma, donc, je pourrais être de nombreux films... Mon dernier coup de coeur, c'est Le Loup de Wall Street. Ça m'a fait rire, l'importance de la finance, le côté bling-bling du héros, la gestion des contrats,?etc. Ce film m'a fait penser aux achats... en exagéré ! Les achats regroupent et attirent de fortes personnalités, il faut avoir un goût prononcé pour le commerce, la négociation, être attiré par les objectifs, être motivé par les gains.


"14 heures, mon heure préférée, où l'on peut attaquer les sujets de fond"

Annabelle Maguet, 25 ans, acheteuse prestations intellectuelles & ingénierie pôle travaux bâtiment à la SNCF - direction des achats (Paris)


Si vous étiez un vêtement ?

Des chaussures, parce que ça marche... Et puis, j'adore ça !

Un pays ?

La France. J'y suis attachée, tout comme à mon entreprise, qui la représente.

Un objet ?

Une horloge pour être à l'heure ! Évidemment, c'est en rapport avec l'activité de la SNCF, mais aussi avec un trait de personnalité, car je ne suis pas toujours ponctuelle.

Une partie du corps ?

Les yeux, parce que, pour moi, il est primordial de bien observer ce qui se passe autour de nous pour avancer, prendre des décisions, s'engager,?etc.

Un souvenir ?

Le jour où j'ai découvert le monde des achats, grâce à ma famille, et notamment ma soeur. J'ai ainsi pris contact avec des professionnels de l'achat pour me lancer à fond dans cette voie. Je me plais beaucoup dans ce métier.

Une heure de la journée ?

14 heures. Les urgences du matin sont passées, le déjeuner a permis de décompresser, et il est possible d'attaquer les sujets de fond. Il me semble que c'est l'heure à laquelle je suis la plus productive.

Un adjectif ?

Joyeux. C'est important de travailler dans la bonne humeur, d'apporter un peu de légèreté à la vie quotidienne, qui n'est pas toujours facile.

Une ville ?

Toulon, dont je suis originaire.

Un livre ?

La trilogie de Stieg Larsson, Millénium, que j'ai dévorée !

Une matière ?

La soie, pour son histoire. Et puis c'est délicat, la soie. Ça reste un peu inaccessible... J'aime beaucoup cette matière.

Un moyen de transport ?

Le train ! C'est vrai, j'adore prendre le train. Ce n'est pas une condition sine qua non pour travailler à la SNCF, mais c'est le moyen de transport le plus reposant et le plus pratique. On est bien dans le train, je trouve ça plus confortable que l'avion.

Un film ?

De rouille et d'os, de Jacques Audiard. J'ai adoré le jeu des acteurs. Ce film touche à des sujets dont on ne parle pas souvent avec justesse.

Un monument ?

Une pyramide égyptienne. C'est un de mes premiers voyages à l'étranger ; j'avais dix ans et j'ai été très impressionnée...


"J'aime l'Uruguay pour la simplicité des relations humaines"

Gabriela Espana, 26 ans, acheteur chez Sodexo Chili (Santiago)


Si vous étiez une couleur ?

Je serais le bleu. C'est une couleur qui me plaît, elle m'évoque la nature.

Une boisson ?

Un jus de fruit naturel. J'aime les fruits frais. Pour moi, ils sont sources de rafraîchissement.

Un animal ?

Un chien, parce qu'il est fidèle à son maître !

Un objet ?

Un appareil photo. J'aime voyager et mon appareil me permet de capturer tous les instants que j'ai envie de conserver.

Un souvenir ?

Des moments de partage et de fous rires sur une plage en Thaïlande... Un vrai souvenir de plaisir et de décontraction entre amis !

Une heure de la journée ?

10 heures. J'aime ce moment aussi bien durant la semaine que pendant le week-end, car c'est à cette heure-ci que la journée démarre vraiment. L'activité commence, la ville s'anime, j'adore !

Une ville ?

Londres. Le mélange des cultures y est très étonnant. Il y a quelque chose qui se passe, dans l'air de la City. De plus, son architecture est magnifique. C'est une très belle ville !

Un livre ?

Miracles dans les Andes, de Nando Parrado. On suit les aventures d'un groupe de rugbymen uruguayens dont l'avion s'est écrasé dans les Andes, en 1972. Le livre est inspiré de l'histoire de l'auteur, lui-même survivant du crash. Ce roman nous montre le rapprochement entre les hommes et la relation qu'ils doivent construire pour sortir de cette situation dramatique.

Un pays ?

L'Uruguay. C'est mon pays. Je l'aime pour de nombreuses raisons, mais avant tout pour la réelle simplicité des relations qui existent entre les gens.

Un moyen de transport ?

Le train. C'est un moyen de transport très agréable qui existe depuis longtemps. Il permet aux voyageurs de contempler les paysages traversés... Et j'adore la vision du mouvement que l'on a de l'intérieur. En Amérique du Sud, il n'y a plus de train. Le Chili, l'Argentine et le Brésil n'ont pas investi dans les infrastructures nécessaires.

Un film ?

Freedom Writers. Ce film est aussi tiré d'une histoire vraie. Il raconte la vie de lycéens d'un quartier difficile de Los Angeles ; des gosses à problèmes, sans avenir, appartenant à des gangs, et d'une enseignante qui leur donne une chance. Une belle histoire !


"Comprendre le besoin de l'autre (client interne, fournisseur...) est essentiel"

Charlotte Delepine, 24 ans, acheteuse chez GSK Vaccin (Belgique, Wavre)


Si vous étiez une couleur ?

Je serais le vert, qui représente l'espoir ! Les acheteurs sont ambitieux.

Un vêtement ?

Un foulard, j'en porte à toutes les saisons. Des accessoires qui s'adaptent...

Une boisson ?

L'eau pétillante. L'eau c'est neutre, et pétillante, car j'ai vécu longtemps en Allemagne, pays dont j'ai gardé cette habitude de consommation.

Un animal ?

Un oiseau, pour avoir la liberté d'aller où bon me semble.

Un pays ?

Le choix est difficile entre l'Allemagne, où j'ai des attaches et l'Italie... je choisis l'Italie, pour le soleil, mais aussi la culture et la gastronomie !

Une partie du corps ?

Les mains. Elles sont les premières choses que je regarde chez quelqu'un. Ça représente le toucher, le contact avec la personne...

Une heure de la journée ?

21 heures. Surtout pas le matin. Je suis du soir. Il me semble que la soirée est plus dédiée à la réflexion... D'ailleurs, j'aime bien travailler en soirée, c'est un moment où l'on se sent plus posé, où l'on est moins dérangé que pendant la journée.

Un adjectif ?

Empathique. Je suis très sensible aux relations humaines. J'ai fait du volontariat auprès des personnes âgées. J'ai besoin de comprendre l'autre, les besoins des clients internes, ceux des fournisseurs, lors des négociations. C'est essentiel, même s'il faut savoir challenger !

Une ville ?

Bordeaux. J'y ai fait un stage, un été, et j'ai adoré la gastronomie, le vin,?etc.

Un livre ?

Alcools, de Guillaume Apollinaire. Sans rapport avec la réponse précédente ! J'apprécie la poésie en général, et celle d'Apollinaire en particulier.

Une matière ?

La soie. Fine, délicate... très agréable à porter.

Un moyen de transport ?

Le vélo, pour le côté écologique, sportif, bref, pour l'association de tous ces bénéfices !

Un film ?

Blood Diamond, d'Edward Zwick, qui raconte la quête des diamants de sang à travers la Sierra Leone... Je suis très sensible aux problèmes de l'Afrique.

Un monument ?

Le Mémorial aux juifs assassinés d'Europe, à Berlin. C'est important, le témoignage.


"On m'a toujours conseillé d'être un peu paresseux dans l'univers professionnel"

Vincent Phou, 23 ans, acheteur frais généraux fonction support chez GDF Suez E&P UK (Londres)


Si vous étiez un vêtement ?

Je serais une chemise blanche ou bleu ciel. La chemise peut se porter en toute occasion, lors de rencontres avec les fournisseurs, notamment.

Un animal ?

Un chat, pour sa paresse. On m'a toujours conseillé, dans le milieu professionnel, d'être un peu paresseux, pour ne pas tout faire moi-même, et surtout pas ce qui a déjà été fait par d'autres. Il faut savoir glaner le maximum d'informations pour gagner du temps. Observez le chat... Il dort toute la journée, mais quand il a faim il sait très bien où aller chercher sa nourriture.

Un pays ?

L'Angleterre. Du point de vue professionnel, les perspectives de carrière y sont plus attrayantes pour les jeunes diplômés. Ici, à Londres, j'ai l'impression d'avoir ma chance. Plus qu'en France en tout cas. J'ai également beaucoup plus de crédibilité, même si je travaille dans une entreprise française. Les Anglais n'ont pas de préjugés sur les jeunes, ou de méfiance sur leurs compétences, au contraire : ils les mettent en valeur et les stimulent.

Un objet ?

L'iPad. Je m'en sers chaque jour?pour checker mes e-mails, suivre l'actualité en France et dans le monde. Il me permet de rester en contact avec ma famille et mes proches.

Une partie du corps ?

Mes mains, car elles expriment la communication non verbale. J'observe aussi beaucoup celles des autres, elles sont de bons indicateurs de leurs intentions.

Une heure de la journée ?

Midi. L'heure du déjeuner et de l'échange, même si, à Londres, cette pause n'a pas la même valeur qu'en France, puisqu'elle se limite plutôt à la consommation d'un sandwich devant son écran.

Un adjectif ?

Curieux, c'est mon cas. J'ai passé un bac S parce qu'il ouvrait le plus de portes, et je me suis orienté vers le commerce, puis vers l'audit et le contrôle de gestion, et enfin vers les achats. Mais il y a une ligne directrice dans mon parcours, et c'est la curiosité.

Un service ?

La restauration, car la cuisine est une de mes passions. La restauration a des liens avec les achats, puisqu'il faut recueillir le besoin, écouter le client, le conseiller et le servir. Or, notre job en tant qu'acheteur est de servir nos clients !

Une matière ?

Je serais de l'or ! C'est un investissement sûr, qui a pris énormément de valeur depuis dix ans. Plus généralement, les matières premières me fascinent. Voyez comme l'achat du cuivre est stratégique pour certaines entreprises...


"Les achats m'ont permis d'élargir mon champ de vision"

Thomas Gallice, 25 ans, acheteur junior pour le groupe Épicerie, catégorie culinaire (Bondoufle, Essonne)


Si vous étiez une boisson ?

Le Coca. J'ai travaillé pendant deux ans en tant que commercial chez Coca-Cola France. Cette boisson me rappelle mes débuts. C'est là que j'ai appris à négocier.

Un animal ?

Un crocodile. Un animal qui a une bonne espérance de vie. Il est résistant, sans histoires, il symbolise la force tranquille et évoque la marque Lacoste et le tennis !

Un pays ?

Le Brésil, sans hésiter. C'est une destination qui m'attire, j'ai étudié le portugais, j'aimerais beaucoup y travailler. C'est une terre d'opportunités pour le secteur agroalimentaire ; le brassage des cultures et la Coupe du monde font le reste !

Un fruit ?

La poire. C'est sympathique, une poire, c'est mon fruit préféré. Mais en réalité je n'achète ni fruits ni légumes. J'ai conservé mes habitudes d'étudiant et je mange des pâtes et des plats cuisinés... D'autant que mon job me permet de ramener des produits à la maison.

Un objet ?

Une chaise de designer. Je fréquente les ventes aux enchères et j'apprécie ces objets. J'en ai vendu lorsque j'étais étudiant, car pour payer mes études, je travaillais dans une salle des ventes.

Un artiste contemporain ?

Lucian Freud. J'aime sa touche.

Un souvenir ?

Mon semestre universitaire à Singapour. C'est un beau souvenir, une expérience culturelle enrichissante et intense. Ce séjour m'a ouvert sur le monde et les opportunités à l'étranger.

Un adjectif ?

Curieux me définit bien.

Une ville ?

Stockholm. Je m'y suis senti très bien. Cette ville est en avance. Le mobilier urbain, les commerces... tout y est moderne. Il y fait bon vivre, et la mentalité des Suédois est très plaisante.

Un service ?

Les achats ! J'ai fait du terrain en tant que commercial en grande distribution et du marketing dans le luxe. Finalement je préfère les achats, qui m'ont permis d'approfondir mes compétences, de gagner en responsabilités et d'élargir mon champ de vision.

Un livre ?

La semaine de quatre heures, qui explique comment optimiser son planning pour dégager du temps libre. Il m'a donné des idées et des envies d'entreprendre.

Une matière ?

Le coton, qui m'évoque un roman, Voyage au pays du coton, d'Erik Orsenna, sur la mondialisation. Cette matière fait du chemin, du champ jusqu'au consommateur !


 
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