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Achats de prestations intellectuelles : comment attirer les meilleurs freelances du digital

Publié par Lisa Henry le - mis à jour à
Achats de prestations intellectuelles : comment attirer les meilleurs freelances du digital

Ils représentent un quart des travailleurs du digital. Les freelances sont aujourd'hui des profils incontournables pour les directeurs achats de prestations intellectuelles.

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En France, les freelances représentent 25% des employés du digital. Cette tendance s'accélère dans tous les métiers de l'entreprise, impactant directement les achats de prestations intellectuelles. À l'occasion d'un webinar organisé par le CNA, Olivier Vallin, VP France de Malt, décrypte cette augmentation : "Trouver un CDI dans le digital lorsqu'on est qualifié n'est pas très compliqué. Les freelances le sont donc par choix pour 94% d'entre eux." Les premières raisons de ce choix sont l'indépendance et la flexibilité.

"Si vous pouvez embaucher un CDI, pourquoi prendre un freelance ?" interroge Olivier Vallin. Le webinar avait pour objectif de répondre à cette question, en mettant en avant les avantages que représente l'embauche de freelance, en s'appuyant sur l'étude "Les freelances, ces talents hautement qualifiés pour les entreprises", menée par Malt & BCG.

Ne pas rater le train digital

Avec six millions d'indépendants hautement qualifiés en Europe, se tourner vers des freelances offre aux directeurs achats de prestations intelectuelles une grande variété de profils. Tandis que contracter un expert en freelance est presque instantané, intégrer une personne en CDI aux effectifs peut prendre minimum trois mois. Olivier Vallin explique le risque de ce temps d'installation : "Les innovations digitales vont vite, laisser passer un train de trois mois peut complètement changer la donne."

Cette vitesse de transformation digitale requiert aussi de trouver de nouvelles compétences constamment. Alors que les formations en entreprise servent principalement à améliorer l'utilisation d'outils déjà en place, un freelance se forme en moyenne quatre heures par semaine à de nouvelles compétences, contre une ou deux heures pour un collaborateur interne. "Les compétences data digital sont rapidement obsolètes, explique Olivier Vallin. Se former en permanence est donc primordial. Avec le développement du web 3 et du métavers, ces compétences sont très recherchées, alors qu'elles n'existaient pas il y a cinq ans."

La flexibilité est de mise

Au sortir de la crise sanitaire, les entreprises comprennent d'autant plus aujourd'hui l'importance de la flexibilité. Embaucher des freelances est une solution de souplesse : "Les freelances sont des profils agiles, détaille Olivier Vallin. Les utiliser permet d'intégrer à l'entreprise quelqu'un qui peut infuser cette pratique au sein de l'entreprise."

Mais pour insuffler l'agilité à ses équipes, avoir un management souple est primordial. En effet, l'étude Malt & BCG montre que 76% des salariés disent être plus productif en télétravail, avec un souhait de deux à trois jours par semaine. Une grande majorité des freelances expliquent être plus efficaces chez eux, et ne se tournent pas vers une entreprise qui ne propose pas, ou peu de télétravail.

Les "musts" pour attirer les freelances

La réactivité des personnes en freelance et leur attractivité donnent des contraintes aux entreprises qui cherchent à diversifier leurs équipes digitales. Pour Romain Gailhac, principal chez Boston Consulting Group : "Recruter les meilleures, c'est un travail d'équipe entre les dirigeants, les achats et les ressources humaines." Il explique l'importance de la réactivité côté employeur, mais aussi celle de fournir aux freelances de la visibilité et une grande transparence.

"Aujourd'hui, un freelance sur-qualifié n'a pas besoin de votre entreprise, détaille Romain Gailhac. Les propositions pleuvent pour lui. C'est à vous de créer une bonne marque employeur, et de lui laisser un bon souvenir de l'entreprise. Souvent très fidèle, un freelance satisfait est un freelance qui revient", conclut-il.

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