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Quel rôle pour les acheteurs dans la quête de l'innovation et dans son développement ?

Publié par Aude Guesnon le - mis à jour à
Quel rôle pour les acheteurs dans la quête de l'innovation et dans son développement ?

Dans le cadre de la semaine de l'innovation Défense, qui s'est déroulée la semaine dernière, la Mission achats (MA) du ministère des armées a organisé une matinale Achats innovation, composée de deux tables rondes sur le thème de l'innovation, et du rôle de l'acheteur dans son développement.

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Si l'on devait résumer en un mot le message général de cette Matinale, ce serait: "Osez!", assorti d'un "La réglementation de l'achat public vous offre toutes les possibilités", un discours destiné plus particulièrement aux acheteurs du ministère. Et si, en amont, "L'enjeu est d'améliorer la gouvernance de l'innovation pour en donner de la visibilité", comme l'a souligné Laurent Deleville, directeur open innovation de Safran, il convient d'établir également des objectifs clairs: "il faut bien se poser la question de "qu'est-ce qu'on recherche? " puis "qu'est ce qu'on veut faire" et "qu'est ce qu'on ne veut pas faire", a souligné Dominique Luzeaux, directeur adjoint "plans" à la direction centrale de la DIRISI: "Il faut s'interroger sur "quelle valeur je veux fournir". Un pré-requis essentiel.

Se pose ensuite la question des outils à disposition. Et là, Dominique Luzeaux est catégorique: "La réglementation de l'achat public n'est pas un carcan, elle offre une batterie d'outils qu'il faut utiliser". Karl Dirat, chargé de l'innovation au sein de l'établissement CESCOF du Commissariat des armées, a également insisté: "L'innovation est très largement compatible avec les trois principes de la commande publique que sont la liberté d'accès à la commande publique, l'égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures... et un axe de performance à part entière. La phase 3 de la réforme des achats de l'Etat permet de mieux coopérer avec les acteurs économiques et de mieux professionnaliser les achats."

Un message qu'était d'ailleurs venue porter Laurence Bernard, adjointe au chef du bureau Contrats et marchés publics de la DAJ MINARM : "Souvent, le terme réglementation n'est pas associé à celui d'innovation et à la souplesse", a-t-elle commenté, "pourtant, la règlementation a évolué; un vent nouveau souffle sur la commande publique. Le règlement a établi une feuille de route pour les acheteurs visant à leur donner plus de marges de manoeuvre, plus de souplesse pour discuter avec le secteur économique. Nous allons vers un meilleur équilibre entre la réglementation et la performance économique, et donc vers l'innovation.' Il ne faut pas avoir peur d'aller vers des procédures ouvertes", a-t-elle précisé. Reconnaissant qu' "il reste une phase d'appropriation des outils", elle a insisté: "il ne faut pas hésiter à les utiliser". Laurence Bernard a également précisé que "les acheteurs ne doivent pas hésiter à pratiquer le sourcing pour nourrir l'émission des besoins en évitant cependant de faire participer l'entreprise à l'élaboration du cahier des charges".

"La DAJ qui nous dit allez, osez! J'en ai rêvé", a commenté Jean Bouverot, chef de la Mission achats.

Et comme l'a souligné Yves Glaz, adjoint au chef de la Mission Achats, "La phase 3 de la réforme des achats hors armement du ministère des Armées est également un support de cette action car elle a pour objectif de mieux coopérer avec les acteurs économiques et de renforcer la professionnalisation des achats".

Lire la suite en page 2: L'innovation, au service du client final - Quel rôle pour l'acheteur ?


 
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