En ce moment En ce moment

Publié par le - mis à jour à

Je m'abonne
  • Imprimer

Quelles solutions ?

Si les escrocs parviennent à leurs fins, cela signifie qu'il existe des faiblesses dans le système et que ces arnaqueurs sont toujours assez inventifs pour les exploiter. Paradoxalement, les procédures bancaires sont plus strictes pour les particuliers que pour les entreprises, alors que les montants en jeu sont potentiellement bien plus importants. À titre d'exemple, un simple fax suffit parfois encore pour valider une transaction !

Les entreprises doivent donc mettre en place des procédures en interne et ne pas compter uniquement sur la vigilance des banques. Cela peut être des procédures simples, mais elles doivent être permanentes. On peut, par exemple, instaurer un système de double signature dès que le virement dépasse une certaine somme, voire installer un logiciel bloquant toute transaction sans contre-validation.

Instaurer une politique de méfiance peut suffire à contrer l'arnaque à la "nigériane" toute modification dans l'ERP à la demande du fournisseur ne doit pas être exécutée par la comptabilité fournisseurs sans que cette dernière ait demandé à l'acheteur en charge de ce fournisseur de vérifier en direct l'information auprès du concerné. En revanche, il est plus difficile pour une entreprise de protéger ses fournisseurs contre des fausses commandes envoyées en son nom. Une fois le sujet identifié, la meilleure arme s'avère la communication rapide auprès du marché, en publiant un appel général à la vigilance sur toute commande ou demande de création de compte fournisseur en provenance de cette entreprise ou de ses filiales.

Cela dit, même avec les bonnes procédures en place, les fraudeurs font toujours preuve d'une grande inventivité et restent aux aguets pour exploiter une faille potentielle. Les procédures instaurées ne doivent donc pas générer de sentiment de sécurité excessif et la méfiance restera toujours le premier instrument de défense à la disposition des sociétés.

Par Olivier Wajnsztok, directeur associé du cabinet ­AgileBuyer, ­spécialisé dans les équipiers achats (acheteurs professionnels qui traitent de projets achats chez les clients), le conseil et le coaching d'acheteurs.

Du même auteur:

Quelles sont les méthodes de calcul des gains achats ?

Les points clés d'un contract management efficace

Travailler avec un fournisseur unique: une situation à éviter ?

Qu'apporte réellement le digital aux achats ?


Je m'abonne

Olivier Wajnsztok, AgileBuyer

Aude Guesnon,<br/>rédactrice en chef Aude Guesnon,
rédactrice en chef

La Lettre de la Rédac

Chaque semaine, l'essentiel de l'actu

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet