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Crédit mobilité : la fin du 100 % voiture dans les flottes

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Crédit mobilité : une offre innovante car sans obligation

L'interview de Xavier BAZIN, Car fleet manager de Bristol-Myers Squibb

Le laboratoire Bristol-Myers Squibb a été l'un des tout premiers en France à adopter et à proposer le crédit mobilité auprès de ses collaborateurs. Xavier Bazin, car fleet manager pour la France, la Belgique et les Pays-Bas, nous explique les raisons de ce choix.

> Quelle est l'origine du crédit mobilité proposé chez Bristol-Myers Squibb ? À quels besoins son introduction répondait-elle à l'époque?

L'introduction du crédit mobilité chez Bristol-Myers Squibb remonte à trois ans lorsque le siège de l'entreprise, situé à Rueil-Malmaison, en région parisienne, était aussi à l'époque le siège européen du groupe. Des collaborateurs étrangers ne désirant pas conduire dans Paris nous ont poussés à rechercher des formules " cash or car " offrant une alternative à la voiture de fonction. Nous nous sommes alors tournés vers Ubeeqo qui proposait justement une formule de crédit mobilité. Une population de collaborateurs était intéressée par cette solution, d'autant qu'après étude, nous avons constaté que 50 % des collaborateurs de l'entreprise circulaient moins de 15 000 km par an et même que 20 % ne parcouraient pas plus de 10 000 km par an. Il y avait donc là une situation propice à l'introduction du crédit mobilité et lorsque nous l'avons proposée, cette alternative a intéressé immédiatement entre 10 à 20 % des collaborateurs du siège.

> Comment fonctionne le crédit mobilité chez Bristol-Myers Squibb ?

Nous proposons deux formules : soit une petite berline de fonction (à l'époque il s'agissait de Volvo V40) complétée par un budget de mobilité ; soit pas de véhicule de fonction du tout et un budget mobilité équivalent. La première année, 10 personnes ont souscrit à cette formule et la première personne à adhérer au programme était membre du comex et n'avait pas le permis de conduire. De fait, elle se sentait discriminée car elle ne bénéficiait donc pas de voiture de fonction.

Parmi les autres catégories de collaborateurs ayant souscrit à cette solution de budget de mobilité, on retrouve les différents cas de figure allant du collaborateur dont le conjoint bénéficie déjà d'un véhicule de fonction jusqu'aux salariés habitant le centre de Paris, pour lesquels les week-ends et vacances sont consacrés à voyager. Dans les deux cas, le crédit mobilité répond à leur préoccupation puisque cette formule, pour des dépenses liées seulement à la mobilité, permet de prendre l'avion, le train, le taxi ou d'acquérir un pass Navigo pour les transports en commun.

> Après trois ans de pratique, cette solution est-elle toujours adaptée ?

Cette offre continue d'être bien adaptée et elle est toujours perçue comme innovante car elle ne comporte pas d'obligation. Dans notre politique automobile, 10 à 20 % des collaborateurs sont éligibles à une voiture de fonction au sein de trois niveaux de hiérarchie, et il en va de même du crédit mobilité, lequel évolue en fonction de ces trois grades. Enfin, nous n'avons pas constaté d'alourdissement des coûts car nous proposons une offre de mobilité qui répond vraiment aux besoins de nos collaborateurs.

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Jean-Pierre Lagarde

Aude Guesnon,<br/>rédactrice en chef Aude Guesnon,
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