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Energie : la baisse des prix se poursuit mais les incertitudes persistent

Publié par Audrey Fréel le | Mis à jour le
Energie : la baisse des prix se poursuit mais les incertitudes persistent

La tendance baissière s'est poursuivie au premier trimestre sur les marchés du gaz et de l'électricité. Mais des risques ont resurgi en mars, en particulier sur le marché du gaz, faisant remonter les cours. Édouard Lotz, analyste marché et énergie au sein du cabinet de conseil en énergie Omnegy, décrypte les tendances du marché.

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Le premier trimestre 2024 a été marqué par une baisse des prix sur les marchés du gaz et de l'électricité, une tendance déjà visible fin 2023. Selon le cabinet de conseil en énergie Omnegy, le prix du gaz pour 2025 a diminué de 6,6 % entre janvier et mars 2024 pour atteindre 30,6 euros du MWh. Au premier trimestre, ce marché a connu deux périodes. « La première, qui s'est déroulée de janvier à fin février, a été largement marquée par des baisses de prix », souligne Édouard Lotz, analyste marché et énergie au sein du cabinet de conseil en énergie Omnegy. Plusieurs raisons expliquent cette chute des prix. « L'approvisionnement en gaz en provenance de Norvège est resté abondant et la consommation a été faible, en raison des températures douces. Le niveau de stockage, à 59 % fin mars, est historiquement très élevé », explique Édouard Lotz. Malgré cette situation plutôt confortable, les cours sont remontés à partir de fin février. « Une remontée importante des cours du charbon, une baisse des températures et un contexte géopolitique déstabilisé ont fait ressurgir quelques risques sur le marché du gaz », pointe l'analyste.

Une baisse plus soutenue pour l'électricité

Le marché de l'électricité a également connu cette phase en deux temps, avec une première phase très baissière et une deuxième en hausse, mais de manière moins marquée que pour le gaz. Au final, les prix ont dégringolé de 12,3 % pour 2025, à 77,2 euros du MWh, au cours du premier trimestre. Cela est en partie dû à la bonne disponibilité du nucléaire français et aux coûts de production des centrales thermiques qui ont été supérieurs aux prix du marché. La production renouvelable très élevée a également permis aux prix à court terme de s'effondrer lors des trois premiers mois de l'année. « Ils sont passés de près de 90 euros du MWh début janvier à 30 euros du MWh fin mars. Ils sont quasiment au même niveau que ceux du gaz, ce qui n'est pas arrivé depuis très longtemps », relate Édouard Lotz. La remontée des combustibles fossiles ainsi que du CO2 fin février a cependant inversé cette tendance baissière. Le contexte géopolitique a aussi un impact sur le prix de l'électron.

Une bonne période pour acheter

Pour les mois à venir, le marché reste assez incertain. « Les prix du gaz pourraient continuer à baisser jusqu'à cet été, sauf en cas de crises géopolitiques majeures, comme un embrasement au Moyen-Orient ou des attaques russes incessantes sur l'infrastructure énergétique ukrainienne », estime Édouard Lotz. Malgré un potentiel de baisse, l'expert conseille de ne pas attendre trop longtemps pour conclure des contrats. « Le moindre événement peut faire remonter très rapidement le prix du gaz », met-il en garde. En ce qui concerne l'électricité, les prix sont actuellement très attractifs. « C'est une bonne période pour signer des contrats sur trois ans car le prix est en moyenne à 65 euros du MWh, ce qui est un prix très compétitif », relate Édouard Lotz.

 
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