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Prévoir les tolérances de pannes

Qu'elles impactent le courant électrique ou le composant lui-même (disque dur, alimentation des équipements), les pannes peuvent être contournées grâce à un système appelée Raid, qui permet à l'installation de continuer à fonctionner même si le disque dur tombe en panne. Il est également important de prévoir la tolérance aux pannes de courant (microcoupure, coupure, surtension, sous-tension), grâce à un onduleur qui protègera les enregistreurs des surtensions et sous-tensions et évitera aux caméras d'être aveugles pendant quelques minutes.

Mettre en place une véritable stratégie de maintenance

La stratégie doit être préventive, pour que le système dure dans le temps et ne se dégrade pas. Cela passe par le nettoyage régulier mais aussi le resserrage des ­caméras. Les disques durs, qui fonctionnent 24 heures sur 24, s'usent plus vite que la normale. La maintenance doit aussi être curative, il faut donc prévoir une procédure de remplacement des caméras qui tombent en panne.

Vérifier la réception des matériels

Une fois le système acheté, il est recommandé de réceptionner le matériel et d'obtenir la preuve qu'il fonctionne. " La plupart du temps, les réceptions se font en journée, alors que les systèmes vidéo fonctionnent aussi et surtout la nuit. Les donneurs d'ordres doivent donc vérifier le bon fonctionnement des caméras de jour et de nuit, la qualité de l'image, le basculement en infra-rouges... ", prévient Marc Pichaud. Par ailleurs, le client est en droit d'exiger un DOE (dossier des ouvrages exécutés) de la part du prestataire, qui contient les descriptions techniques des matériels et logiciel installés : fiches techniques, tableaux d'adressage, sauvegardes notamment des caméras... " C'est même fortement conseillé, afin d'avoir une connaissance de la configuration de ses installations, notamment en cas de changement de prestataire ", ajoute Marc Pichaud.

Enfin, des gains seraient aussi possibles du côté des assurances. " Le silotage est un vrai problème dans les entreprises de taille importante. Souvent, un acheteur sécurité et un acheteur assurance vont négocier chacun de leur côté pour mettre en place une solution de sécurité, sans vision globale qui pourtant permettrait de faire des optimisations budgétaires", regrette Didier Bourgeois, de Securitas.

Les robots, ces nouveaux agents de sécurité

Et si le drone remplaçait à terme l'agent de sécurité et la caméra ? " Avec un drone, la levée de doute sur un site peut être jusqu'à 40 fois plus rapide qu'une caméra ou un agent dépêché sur place. C'est aussi un outil qui revient 6 fois moins cher ", explique Philippe Gabet, cofondateur de DPS (Drone Protect System) , qui mène un projet pilote de surveillance pour un client industriel depuis septembre 2016. Le drone est piloté à distance par un opérateur formé, ce qui augure de véritables gains en ressource humaine si la solution était amenée à se développer. Attention toutefois, car même en dehors de l'espace public, l'utilisation des drones volants est plafonnée en éloignement et en altitude et doit répondre à la réglementation aérienne. " D'autres types de robots sont efficaces, comme ceux qui se déplacent au sol. Ils peuvent même être équipés d'IA... Le tout est d'avoir un bon prestataire qui analyse le besoin et propose de vraies solutions ", conclut Thierry Cadiot, de l'Arseg.

Lire la suite en page 4 : Pas de machine sans l'humain!

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Sonia Puiatti

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