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Réduction des coûts et performance achats, les lignes bougent

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Réduction des coûts et performance achats, les lignes bougent

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Mais toujours très présent dans les entreprises industrielles

Cela dit, la réduction des coûts reste un objectif historiquement très présent au sein des entreprises industrielles issues des secteurs de l'automobile et de l'aéronautique (81%), de la mécanique et de la métallurgie (79%), de la construction ou de l'énergie (75%) pour ne citer qu'elles.

Cette différence s'explique par le fait que les achats directs et/ou de production représentent un pourcentage du chiffre d'affaires plus important dans les entreprises industrielles, d'où une tension sur les prix qui reste, malgré tout, très présente dans un contexte de plus en plus internationalisé. Par exemple, la flambée du prix de l'acier a poussé l'industrie manufacturière à compenser ces hausses de coûts sur les matières premières. Pour rappel, il est communément admis que les achats représentent l'équivalent de 75 à 95% du chiffre d'affaires dans les entreprises industrielles, et "seulement" 35 à 65% dans les entreprises de services.

Des méthodes de réduction des coûts plus diversifiées

Pour réduire les coûts, la négociation restera la méthode la plus utilisée par les acheteurs (58%).

Toutefois, il est très intéressant de noter que d'autres leviers sont couramment utilisés, loin des clichés autour de la confrontation directe et parfois brutale avec les fournisseurs. Ces leviers peuvent être internes, comme la mutualisation et la globalisation des achats (citées par 50% des acheteurs), ou encore l'ajustement des spécifications techniques (47%). Des résultats en forte augmentation par rapport à l'année dernière (respectivement de 5 points et de 15 points), qui soulignent l'importance de la collaboration avec les clients internes de la fonction, pour des achats plus efficients. "L'ajustement des spécificités techniques et l'analyse de la valeur me semblent des méthodes de réduction de coûts qu'il convient encore de pousser chez nos acheteurs. Ils sont moins enclins à les utiliser car ils doivent entrer dans un process collaboratif pour les actionner...", estime Karine Alquier-Caro, directrice des achats groupe Legrand.


Ces leviers peuvent être également plus analytiques, à l'image du TCO (Total Cost of Ownership, ndlr) mentionné par 39% des répondants, ou de l'analyse de la valeur (38%). Des techniques d'achats plus globales et basées notamment sur l'open-innovation, avec une vision à long terme, que l'on qualifiera de plus intelligentes. Et qui, là aussi, enregistrent une forte augmentation par rapport à 2017 : près de 12 points pour le TCO et 10 points pour l'analyse de la valeur. "L'analyse en TCO se généralise peu à peu mais de manière inégale suivant les catégories. Elle est facilitée dès qu'il y a co-construction des cahiers charges, d'où l'avance dans les catégories moyens généraux et immobilier", indique Sylvie Robin Romet, directrice achats groupe Crédit Agricole SA.

En revanche, d'autres techniques sont de moins en moins utilisées, à l'image du changement de fournisseurs (26% en 2018 contre 35% en 2017, soit une baisse de 9 points), ce qui témoigne ici encore de la volonté des acheteurs de s'inscrire dans la continuité et la collaboration plutôt que dans le changement pur et dur.

Lire la suite page 3 - La performance achats toujours mesurée à l'aune des économies réalisées

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