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Publié par Marie-Amélie Fenoll le - mis à jour à

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Un même niveau d'exigence

D'autant que les grands comptes présents l'affirment : le niveau d'exigence attendu de la part d'un ESAT ou d'un EA est le même que pour un prestataire lambda. Un avis partagé par Alain Frouard, directeur de l'ESAT Berthier qui emploie 150 travailleurs handicapés sur des prestations aussi diverses que le détachement et mise à disposition dans les entreprises, le conditionnement ou la restauration, pour qui "la rigueur exigée par les entreprises est un facteur d'évolution et de montée en compétence".

Même si "c'est au FMer d'adapter le niveau de réponse de l'ESAT ou de l'EA comme par exemple sur le sujet de cadence des travailleurs, etc...", explique Bastien Gaudaire, acheteur FM au sein de la Société Générale. "Un des avantages de la réponse en co-traitance est de pouvoir se décharger de cette adaptation de la qualité de service sur le FMer".

Les dangers du délit de marchandage

Selon Christine Auclair de l'ANRH, les limites de la co-traitance sont celles du délit de marchandage. Soit le fait que les personnes employées le sont par l'employeur principal et non par l'entreprise cliente. "Il ne s'agit pas de mise à disposition de la main d'oeuvre. Mais souvent les entreprises confondent. Ce ne sont pas des personnes qui sont détachées mais c'est la prestation qui est détachée", insiste Christine Auclair de l'ANRH.

Pour rappel, le marchandage est un terme utilisé en droit du travail pour désigner un contrat par lequel un sous-entrepreneur fournit de la main-d'oeuvre qu'il paye lui-même à une entreprise. Le marchandage constitue un délit lorsqu'il est réalisé à but lucratif, et lorsqu'il cause un préjudice aux salariés de l'entreprise. Le délit de marchandage est régi par l'article L. 8231-1 du Code du travail.

Côté calcul des unités bénéficiaires (ou UB), "A la Société Générale, dans le TCO de l'appel d'offres, nous prenons en compte le bénéfice financier ce qui nous permet de faire appel à une entreprise plus chère mais qui a mis plus d'UB dans la co-traitance avec un EA", explique Bastien Gaudaire.

Enfin, pour Alain Masson, responsable diversité et inclusion chez Sodexo : " quand on a déjà le contrat, avoir recours à la co-traitance, c'est perdre du chiffre d'affaires donc il faut imaginer y avoir recours dans le cadre d'une prestation qui n'est pas déjà opérée". Une aubaine pour le secteur adapté qui n'est pas en reste en termes d'innovation selon les mots de la directrice des opérations de l'ANRH :" certaines EA sont en pointe sur les nouveaux métiers et la digitalisation comme par exemple sur le resétage de logiciels (tests avant la mise en ligne de logiciels) ou le montage de robots".

 
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Marie-Amélie Fenoll

Marie-Amélie Fenoll

Journaliste

Journaliste depuis près de 6 ans, j’ai rejoint l’univers des achats et de la presse professionnelle en 2010. Un nouveau monde s’est ouvert à [...]...

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