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5 conseils pour offrir le droit à l'échec

Publié par Eve Mennesson le | Mis à jour le
5 conseils pour offrir le droit à l'échec
© misu - Fotolia

Bloom at Work, solution dédiée à l'épanouissement au travail, a organisé le mois dernier un événement dédié à l'erreur en entreprise. Une journée pour parler des bienfaits des échecs, à condition de bien les gérer. Voici 5 conseils d'experts pour faire des erreurs une force.

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Et si les échecs étaient un bienfait pour l'entreprise ? C'est en tout cas ce que croit Bloom at Work, solution dédiée à l'épanouissement au travail, qui a organisé un événement dédié à l'erreur en entreprise : Mate mon échec. L'occasion de célébrer les erreurs en entreprise et surtout de délivrer des conseils pour bien les gérer. Voici 5 conseils d'experts qui sont intervenus lors de l'événement.

Conseil n°1 : Innover grâce aux échecs

Pour François Bracq, responsable développement start-up et partenariat chez Google, le succès d'une entreprise se mesure au nombre d'échecs. Car sans échec, pas d'innovation ! Chez Google, en effet, règne la culture du "fail fast" : les équipes sont invitées à rendre compte chaque trimestre de leurs échecs pour en tirer les conclusions et passer à la phase d'après. C'est ainsi qu'un échec, Google +, a permis de développer une technologie intégrée dans Google Photos.

Conseil n°2 : Partager les erreurs plutôt que les cacher

Chez Blablacar, la culture de l'entreprise se résume en un claim : "Echoue, apprends et réussis". Une formule qui n'en est pas qu'une mais qui fait partie du quotidien des collaborateurs : chaque jour, les équipes - et même les fondateurs - partagent leurs FLS (Fail, Learn, Succeed) afin de relativiser leurs échecs, déculpabiliser et tirer des leçons. "Ce partage permet aussi d'apprendre des erreurs des autres", insiste Laure Wagner, Culture Captain de Blablacar et fondatrice de 1km à pieds.

Conseil n°3 : Analyser chaque échec pour bien le comprendre

Chez Alan, question échec, la parole est libérée : les expériences qui n'ont pas fonctionné font l'objet d'un bilan en profondeur afin d'en tirer des apprentissages. Le tout avec bienveillance et transparence. "La méthode employée est de se demander au minimum 5 fois pourquoi pour comprendre les raisons profondes de l'échec", décrit Deborah Rippol, responsable Talents & Recrutement chez Alan. Même les offres d'emploi refusées par des candidats font l'objet d'un feedback avec ce dernier dans le but de s'améliorer.

Conseil n°4 : Exposer ses fragilités

Erwan Deveze, auteur et consultant en neuroleadership et neuromanagement regrette que les salariés soient trop souvent confrontés à des injonctions contradictoires, avec une mise en avant du droit à l'erreur d'un côté et des sanctions de l'échec de l'autre. Il invite les dirigeants à davantage exposer leurs propres vulnérabilités et fragilités afin de désinhiber les salariés et les encourager à se lancer de nouveaux challenges.

Conseil n°5 : Distinguer les erreurs acceptables des autres

"Les erreurs peuvent avoir différentes causes (erreur volontaire, d'inadvertance, due au process, anticipée, ou exploratoire...). Il faut distinguer les erreurs acceptables de celles qui ne le sont pas : pour que le droit à l'erreur fonctionne en entreprise, il est important d'expliciter les règles du jeu à tous les collaborateurs", prévient Charles de Fréminville, CEO & co-Fondateur de Bloom at Work. Il encourage également à anticiper le volet humain : si des projets sont arrêtés ou que des activités ferment, que deviendront celles et ceux qui les ont menés et développés ?

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Aude Guesnon,<br/>rédactrice en chef Aude Guesnon,
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