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La relation acheteur/fournisseur au coeur des dernières Rencontres Décision Achats

Publié par Charles Cohen le

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Soutenir les fournisseurs : les achats en première ligne !

Tel était le thème de la dernière table ronde de ces Rencontres qui a passé au crible les initiatives multiples, notamment d'ordre financier, pour permettre aux acheteurs de préserver leurs chaines fournisseurs. Focus.

Soutenir ses fournisseurs stratégiques, oui mais comment ? Telle est la question débattue lors de la dernière table ronde de cette journée qui visait à décrypter les alternatives à la portée des acheteurs pour préserver leurs chaines de fournisseurs. Une préoccupation croissante au sein des directions achats les plus matures. "La prise de conscience remonte à 2009 avec l'adoption de la charte des relations fournisseurs responsables qui fixe dix grands principes comme impliquer les grands donneurs d'ordres dans leur filière ou veiller à leur responsabilité territoriale", a rappelé François Girard, Délégué Ile-De-France à la Cdaf, Compagnie des acheteurs de France. Elaborée par la Médiation des relations inter-entreprises, la charte des relations fournisseurs responsables a été déjà signée par... 540 entreprises ! Parmi lesquelles moult grands comptes, " à l'instar d'EDF actuellement en cours d'évaluation pour l'obtention du label relations fournisseurs responsables", a rappelé Jean-Christophe Hang, délégué performance & système d'informations, à la Direction achats d'EDF, et intervenant à la table ronde. S'il existe des leviers multiples pour soutenir ses fournisseurs : " leur accorder de la visibilité sur le long terme, prendre en charge leurs achats de matières premières, mettre en place des accords sectoriels de bonnes pratiques comme la Cdaf en a conclu durant les dernières années, etc. " a lancé François Girard, c'est sans compter d'autres mécanismes 100 % financiers.

A l'instar du reverse factoring (affacturage inversé) privilégié par EDF. " Un projet déployé dès 2011 à l'initiative de notre groupe pour mieux maîtriser notre BFR tout en permettant, in fine, à nos fournisseurs de recouvrer plus rapidement leurs créances ", a relaté Jean-Christophe Hang, en rappelant que la phase d'implémentation du projet a duré 18 mois. Le principe d'une telle démarche plus compétitive financièrement que l'affacturage classique, d'après le responsable d'EDF : optimiser de A à Z le process de facturation, grâce à une société d'affacturage chargée du financement des créances des fournisseurs d'EDF, permettant ainsi à ces derniers d'être immédiatement rémunérés. Un process d'ores et déjà adopté par 400 fournisseurs des 40 000 du groupe. Résultat, ces derniers sont payés plus tôt, avec un délai de paiement passé de 60 jours à 23 jours. " Ainsi, nous les aidons à améliorer leur trésorerie tout en optimisant notre BFR ", a résumé Jean-Christophe Hang, en ayant fait part d'autres avantages de taille, comme un contrôle des facturations facilité et une maîtrise renforcée des risques de fraude. Alors, directeur achats, prêt à passer en mode reverse factoring ?


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