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Gérer les risques de corruption à l'export

Publié par Anne-Sophie David le

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Risque majeur dans les pays à faible informatisation des opérations en douane

Anne Le Rolland, présidente d'Acte International, société spécialisée dans le pilotage de supply chain via la consolidation des maillons à risques tels que le sourcing, conformité douanière et fiscale, éthique et bien sûr lutte anti-corruption, a rappelé qu' "à chaque étape de la chaîne, il y a un risque potentiel de corruption".

Les infractions les plus fréquentes observe t-elle : documents manquants, mal établis ou falsifiés, auto-déclaration de conformité incorrecte (REACH, RoHS,...). Elle a souligné, par ailleurs, que "le risque est plus important dans les pays à faible gouvernance et faible informatisation des opérations en douane."

"Une entreprise est également responsable des entités qu'elle rachète", a t-elle ajouté donc en cas de corruption avérée, les nouveaux actionnaires ont tout intérêt à mettre en place un plan anti-corruption.

Lutter contre la corruption à l'export passe tout d'abord par l'élaboration d'une cartographie de sa supply chain en passant au crible plusieurs critères comme le niveau de compétence interne, la formalisation des politiques RSEEI dans l'entreprise et la formation des collaborateurs, les pratiques douanières, logistiques, d'achat, de sourcing ou de prospection de marchés.

Pourquoi lutter contre cette corruption ? En plus du respect évident de ses engagements et de la loi, Anne Le Rolland indique qu'une entreprise peut en retirer des bénéfices sur le PRI des produits (coûts, délais, règlementations nationales d'accès aux marchés, règles internationales d'accès aux marchés).

Comment agir ?

"La lutte contre la corruption dans la supply chain doit être un projet d'entreprise", a rappelé la présidente d'Acte International. Un projet qui comporte plusieurs étapes : un diagnostic de détection des risques dans la supply chain puis évaluation (via la cartographie), un plan d'amélioration, un audit de validation (expertise de Acte International), un audit de certification et une gestion des cas et justice transactionnelle.

En guise de certification anti-corruption, l'obtention du label "ETHIC Intelligence" pourra permettre, selon Anne Le Rolland, "d'augmenter la crédibilité et visibilité des engagements anti-corruption, apporter un soutien externe au responsable conformité, diminuer le risque légal et financier ou encore conférer un avantage comparatif vis-à-vis des concurrents."

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