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Les entreprises françaises, peu préparées à faire face au Brexit et aux conflits commerciaux en cours

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Les entreprises françaises, peu préparées à faire face au Brexit et aux conflits commerciaux en cours
© Sergey Nivens - Fotolia

Les entreprises françaises présentes à l'international sont inquiètes des conséquences du Brexit, des conflits commerciaux et autres chocs géopolitiques en cours en 2020, mais peu d'entre elles ont pris des mesures pour s'en protéger, selon une enquête TMF Group.

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44% des décideurs français interrogés dans le cadre de l'enquête* menée par TMF Group, pensent que le Brexit représentera pour eux un défi en 2020. Mais leurs opinions sont partagées sur ses conséquences. En effet, 39% des personnes interrogées en France pensent qu'il aura un impact négatif sur leurs activités cette année, mais 42% pensent le contraire. Même cas de figure pour le conflit opposant la Chine et les Etats Unis : 34,5% des décideurs français interrogés estiment qu'il aura un impact positif sur leurs activités en 2020, mais 34% pensent le contraire.

Le conflit commercial opposant l'Union Européenne et les Etats-Unis suscite plus d'inquiétudes. 38% des décideurs interrogés en France pensent qu'il aura un impact négatif sur les entreprises dans leur pays en 2020, alors que seules 32% pensent le contraire.

Cyber-crime et changement climatique, dans le peloton de tête des préoccupations

Par rapport au Royaume Uni et aux Etats-Unis, les décideurs français sont les plus préoccupés par les conséquences du changement climatique sur les activités des entreprises présentes à l'international en 2020, avec un taux de 31%, à comparer avec 26% et 27% respectivement pour les deux pays précités. Mais le cyber-crime est également un défi majeur en 2020 pour 35% des décideurs français interrogés.

Les entreprises françaises dans l'expectative face aux défis géopolitiques

Malgré l'opinion partagée des entreprises françaises vis-à-vis du Brexit, il est intéressant de noter que la première mesure citée par leurs responsables interrogés pour limiter les risques liés au départ du Royaume Uni de l'UE est d'accroître leurs activités dans d'autres pays (35%). Suivent de efforts de restructuration et la modification de leur chaîne de sous-traitance. Toutefois, peu d'entre elles ont déjà pris ou prévoient de prendre en 2020 des mesures tangibles pour réduire l'impact des chocs géopolitiques en cours. Seuls 2,4% des décideurs français interrogés déclarent avoir identifié de nouveaux marchés moins affectés par les conflits commerciaux en cours, et 1% d'entre eux déclarent avoir identifié de nouveaux marchés moins affectés par le Brexit. Moins d'un tiers d'entre eux (30%) ont modifié leur chaîne de sous-traitants pour éviter les conséquences de conflits commerciaux. Encore moins (26%) ont ouvert de nouveaux établissements dans de nouveaux pays pour limiter l'impact du Brexit.

"Les défis géopolitiques tels que le Brexit et les conflits commerciaux vont représenter autant de risques pour les entreprises françaises en 2020, et notre enquête montre clairement que leurs dirigeants les ont identifié", commente Elisabeth Jourdain, directrice générale de TMF Group en France. "Toutefois peu d'entre elles ont pris des mesures pour s'en protéger. Soit parce qu'elles pensent n'avoir aucun moyen de le faire, soit parce qu'elles préfèrent attendre et voir. Il est pourtant important que les entreprises agissent sans attendre pour limiter les risques. Elles peuvent modifier leur chaîne de sous traitance, rechercher de nouveaux clients - et certaines entreprises multinationales peuvent accroître leur présence dans d'autres pays pour désamorcer les effets liés à des conflits commerciaux. Il est préoccupant que si peu d'entre elles adoptent une telle stratégie."

La Chine, la plus préoccupée par les guerres commerciales et le ralentissement économique

Parmi les sept pays interrogés, le Royaume Uni est, sans surprise, le plus pessimiste sur les effets attendus du Brexit (46,2% des personnes interrogées). Les décideurs britanniques sont également les moins enclins à penser que les conflits commerciaux en cours vont s'apaiser en 2020 (25,7% contre 31% pour les français par exemple).

Interrogés sur les principaux défis géopolitiques en 2020, les chinois sont les plus nombreux à citer les guerres commerciales (52,8% contre 29,6% pour la France par exemple) et à prévoir un ralentissement économique mondial (51,2% contre 26,4% pour la France).

Le secteur français de l'éducation le plus pessimiste face au Brexit

Parmi les secteurs d'activités en France, celui de l'éducation est le plus pessimiste face au Brexit. 60% des décideurs dans ce secteur déclarent qu'il aura un impact négatif sur leur activité en 2020. Le secteur des ventes, des médias et du marketing suit immédiatement après, avec 55,6% des personnes interrogées. A l'inverse, le secteur le plus optimiste sur les effets attendus du Brexit est celui de la santé (64,3% des personnes interrogées).


*L'enquête a été menée en décembre 2019 par Censuswide auprès d'un échantillon représentatif d'au moins 250 décisionnaires notamment dans les domaines des réglementations et de la conformité au sein d'entreprises multinationales dans chacun des sept pays suivants : Royaume Uni, Etats-Unis, France, Brésil, Chine, Singapour et Inde. Censuswide respecte les pratiques et emploie des membres de la Market Research Society qui sont basées sur les principes ESOMAR.

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