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Energie : "Négocier dès maintenant ses contrats de gaz naturel"

Publié par Audrey Fréel le | Mis à jour le
Energie : 'Négocier dès maintenant ses contrats de gaz naturel'

Au cours du deuxième trimestre 2022, les prix du gaz naturel et de l'électricité ont continué de baisser pour atteindre une certaine forme d'équilibre. Nicolas Leclerc, fondateur du cabinet de conseil en énergie Omnegy, nous livre son analyse du marché.

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Alors que les prix de l'énergie ont atteint des sommets en 2022, ils se sont essoufflés en début d'année et ont poursuivi cette tendance baissière au cours du 2e trimestre. Selon le cabinet de conseil en énergie Omnegy, les prix de l'électricité pour 2024 ont chuté de 27 % entre avril et juin 2023. Du côté du gaz, les prix pour 2024 ont diminué de 12,2 % sur la même période. "Depuis trois mois, nous observons une certaine stabilité sur les prix du gaz et de l'électricité qui s'explique par le fait que nous avons atteint une sorte de point bas. Néanmoins, les variations restent supérieures à ce que nous avons connu avant la crise", indique Nicolas Leclerc, fondateur d'Omnegy.

Sur le marché du gaz naturel, les prix ont notamment chuté en mai grâce à un approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe ce qui a permis de remplir les stocks et de couvrir la demande, en plus du gaz norvégien. Les prix sont ensuite remontés en juin en raison du prolongement de certaines maintenances dans les usines norvégiennes de gaz. Le marché s'est donc tendu bien que les stocks continuent de se remplir.

Les prix de l'électricité ont également baissé en mai, guidés par la chute des prix du gaz, une amélioration de la disponibilité nucléaire, une production renouvelable importante et une demande faible. La volatilité a repris en juin, du fait de la hausse des prix du gaz principalement.


Les prix du gaz naturel proches d'un point bas


Selon l'expert, il n'y a actuellement pas de risque majeur sur l'approvisionnement en gaz en France et en Europe pour l'hiver prochain. "Les réservoirs sont déjà bien remplis. Aujourd'hui, le niveau de stockage est quasiment similaire à celui que nous avions au début de l'hiver 2021", révèle-t-il. Avec toutefois un point de vigilance. "Le marché reste encore très sensible et le moindre changement peut entraîner de fortes perturbations. Si la demande augmente brutalement, cela pourrait occasionner une forte hausse des prix", souligne-t-il. Mais le fondateur d'Omnegy estime que si l'Europe poursuit ses efforts de sobriété énergétique, il ne devrait pas y avoir de fluctuations majeures. Pour lui, les prix du gaz naturel sont actuellement proches d'un point bas. "Je conseille de rester sur des contrats de type indexés, car le prix à court terme est moins cher que le prix à long terme, ou de négocier dès maintenant un contrat. Les prix pourraient encore diminuer mais le potentiel de baisse est relativement modéré alors que le risque d'une hausse est colossal", explique Nicolas Leclerc.


Un potentiel de baisse pour l'électricité


En revanche, l'expert estime que les prix pourraient encore diminuer sur le marché de l'électricité. "Il existe actuellement beaucoup d'inquiétude pour l'hiver prochain sur le marché en France, notamment sur les disponibilités des centrales nucléaires", indique Nicolas Leclerc. Or RTE a récemment publié des perspectives indiquant que les risques sont surévalués par le marché pour l'hiver prochain. "S'il n'y a pas de mauvaises nouvelles sur les réacteurs nucléaires, et si la tendance de sobriété se maintient, cela devrait mieux se passer que ce qui est attendu. Il peut donc être judicieux d'attendre avant de conclure un contrat. Les prix pourraient encore baisser d'une vingtaine d'euros du MWh", considère Nicolas Leclerc.

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