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[ITW] Bernard Fourniou (OVE): "Les immatriculations ­automobiles en France sont tirées par les ­entreprises"

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> Les véhicules électriques vont-ils enfin trouver leur place dans les flottes?

Peu de changements, en revanche, sur le front de l'électrique, dont l'usage en entreprise reste cantonné aux petits trajets ou aux offres en autopartage. Fin août, sa part de marché se maintenait à 1,15%, avec 5 807 unités immatriculées (VP + VU).

Il y a aujourd'hui en plus un problème d'autonomie des modèles électriques pour les entreprises puisque ces véhicules, en l'état actuel de la technologie, ne peuvent pas effectuer plus de 120 à 150 km entre deux recharges. Même s'il est vrai que les récentes annonces des constructeurs sur des autonomies plus importantes pourraient faire évoluer les mentalités en entreprise.

> Entre le thermique et l'électrique, l'hybride a longtemps représenté le meilleur des deux mondes. Pourtant, les ventes aux professionnels semblent s'essouffler. L'hybride aurait-il échoué à faire ses preuves?

Depuis le début de l'année, en effet, les ventes d'hybrides affichent un net repli. Les ­immatriculations sont en baisse de 13,7% sur huit mois (9642 unités en VP et VU), avec 1,91% en entreprise. C'est l'hybride non ­rechargeable, qui subit le plus fort effondrement avec un marché en repli de 26,3% à 7497 unités, tandis que les hybrides ­rechargeables affichent encore une hausse de 113% sur huit mois (2145 unités), mais bien loin des niveaux atteints en 2015 (+306% sur ­l'ensemble de ­l'année).

Le marché des hybrides a visiblement fait les frais de la réduction des bonus au 1er janvier 2016 sur les hybrides simples et rechargeables et la suppression du bonus sur les hybrides diesel. Ce mouvement pourrait encore s'accélérer dans les mois à venir puisque le Gouvernement vient d'annoncer qu'il envisageait de supprimer ­purement et simplement les bonus sur les hybrides simples.

Cette révision à la baisse des aides publiques impacte effectivement les coûts d'usage des véhicules hybrides, alors que ces modèles sont plus compétitifs pour ce qui concerne l'entretien­ et le carburant. Ces décisions surviennent ­également au moment où les constructeurs vont multiplier les sorties de nouvelles versions hybrides rechargeables.

> Compte tenu de ces changements décidés parfois brutalement par les pouvoirs publics, les entreprises vous paraissent-elles avoir la visibilité suffisante pour faire évoluer leur "car policies"?

Il est certain que les changements de fiscalité décidés par les pouvoirs publics ne contribuent pas à donner une visibilité aux décideurs dans les entreprises. Or, pour faire de bons choix, les décideurs des entreprises ont besoin de travailler sur les usages de leurs collaborateurs et non pas de se décider en fonction d'opportunités fiscales. Mesurer les freins au développement des flottes d'entreprise est d'ailleurs un thème sur lequel travaille actuellement l'Observatoire du véhicule d'entreprise.

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Jean-Philippe Arrouet

Aude Guesnon,<br/>rédactrice en chef Aude Guesnon,
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