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Témoignage- Marie-Pierre Berruyer, travel manager chez Safran Helicopter Engines, filiale du groupe Safran

"Cette crise aura au moins permis de repenser la nécessité du déplacement"

"En dehors des déplacements à l'étranger, nous comptabilisons près de 11 000 vols domestiques par an pour environ 1 000 collaborateurs qui voyagent, et nous estimons qu'en raison de la crise sanitaire, nous en aurons annulé un tiers d'ici fin 2020", explique Marie-Pierre Berruyer, travel manager chez Safran Helicopter Engines. Cette filiale du groupe Safran, spécialisée dans les turbines pour hélicoptères, est basée à Bordes, près de Pau et possède un centre de maintenance et de réparation à Tarnos, à côté de Bayonne, ainsi que des sites à l'étranger. "Nos voyages concernent aussi bien des petits déplacements dans nos usines entre Pau et Bayonne, que des déplacements vers Paris, siège du groupe Safran, et bien sûr de visites clients et fournisseurs tant en France qu'à l'étranger..."

L'approbation de la direction

Si la santé et la sécurité des voyageurs ont toujours fait partie des préoccupations majeures de la politique voyage du groupe Safran, certaines nouvelles mesures ont été mises en place. Désormais, "tous les déplacements sont soumis à l'approbation de notre direction, alors qu'auparavant seuls les déplacements dans des zones considérées à risques nécessitaient une telle validation", souligne Marie-Pierre Berruyer. "Dorénavant, avant un déplacement, le collaborateur doit valider une formation sur les "consignes face aux risques sanitaires", l'entreprise lui fournit un kit avec masques ainsi que gel, et l'utilisation de la voiture de location devient limitée à deux personnes et l'utilisation des transports en commun est déconseillée sur les grandes agglomérations..." Pour le moment, les déplacements non impératifs seront limités. "Même si, bien évidemment, la visioconférence ne remplacera jamais totalement les voyages professionnels", la travel manager reconnaît que "cette crise aura au moins permis de repenser la nécessité du déplacement. Les voyages d'affaires font partie de la performance des entreprises, mais en prenant en compte les risques encourus par les voyageurs afin de permettre un retour aux opérations sûres et durables. À l'heure actuelle, nous ressentons les prémices d'un redémarrage économique, mais il est difficile de déterminer l'impact de cette crise sans précédent sur nos budgets voyages."

Focus - Des travel managers avides d'informations pour rassurer leurs collaborateurs

Comment rassurer ses collaborateurs en déplacement ? Et qu'est-ce qui permettrait aux entreprises de se sentir à l'aise avec la reprise des voyages de leurs employés ? Selon un sondage* mené en mai dernier par l'association GBTA (Global business travel association), 100 % des répondants jugent "importante" ou "très importante", la mise en place de traitements antiviraux efficaces qui pourraient rendre les infections moins mortelles, 94% seraient rassurés par la levée des restrictions ou des avis de déplacement et la mise au point d'un nouveau vaccin.

Ils sont également 88% à espérer la baisse du taux de nouvelles infections et 73% à attendre des lignes directrices ou des déclarations de santé publique. Enfin, les travel managers veulent plus d'informations de la part de leurs fournisseurs de voyages sur leurs pratiques sanitaires, mais aussi sur la question des assurances. En ce qui concerne les pratiques de nettoyage et d'assainissement des fournisseurs, seuls 38% des personnes interrogées en France avouent avoir "déjà suffisamment d'informations". Et sur le sujet de l'annulation ou le changement de police d'assurance, 20 % des travel managers interrogés estiment qu'ils "n'ont pas assez d'informations".

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Marie-Amélie Fénoll

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