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Publié par Mathieu Neu le | Mis à jour le

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Être au clair sur ses droits et devoirs

L'importance des politiques voyages se fait encore bien plus sentir dans un tel cas de crise sanitaire. "A l'heure actuelle, les contraintes de déplacement imposées par les politiques voyages sont beaucoup moins décriées qu'à l'accoutumée. Tous les collaborateurs comprennent bien mieux l'intérêt de ces dispositifs et de leur cadre protecteur. On n'est pas prêt de venter les avantages de l'open-booking dans les prochains temps", estime Christophe Drezet.

"Les entreprises sont soumises à un devoir d'informations vis-à-vis des salariés, de même qu'à une obligation de sécurité dans l'entreprise par des mesures adéquates, en l'occurrence notamment sur les questions d'hygiène, par la mise à disposition de gel adapté par exemple", explique Emmanuel Llop, avocat à la Cour, spécialisée tourisme, aérien et événementiel.

Les divergences de point de vue sur le sujet peuvent aussi conduire à des situations de tension qu'il faut pouvoir gérer en gardant à l'esprit le cadre légal. Conformément aux articles L. 4131-1 à L. 4131-4 du Code du travail, tout salarié du secteur privé ou du secteur public qui estime que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé peut quitter son poste de travail ou refuser de s'y installer. "Ce dispositif, qui est un droit et non une obligation, s'apprécie subjectivement du point de vue du salarié : il n'a pas à prouver qu'il y a bien un danger, mais doit se sentir menacé par un risque de blessure, d'accident ou de maladie, en raison par exemple d'une installation non conforme ou encore de l'absence d'équipements de protection individuelle. C'est donc au salarié d'apprécier au regard de ses compétences, de ses connaissances et de son expérience si la situation présente pour lui un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Il n'y a pas de formalisme spécifique pour exercer ce droit mais mieux vaut informer son employeur, et rester à sa disposition toutefois, car il peut affecter le salarié à un autre poste ou lui proposer d'exercer son métier en télétravail", détaille Emmanuelle Llop.

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