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Enquête : Une fonction achat de plus en plus attractive !

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Enquête : Une fonction achat de plus en plus attractive !
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Tendance n° 1 : Réduire les coûts, mais pas seulement

Sans surprise, la réduction des coûts ou "optimisation des dépenses" reste la priorité pour 47,1 % des répondants. Les acheteurs se concentrent donc sur les leviers opérationnels classiques, tels que la généralisation des contrats-cadres (12,3 %) ou la réduction du panel fournisseurs (4,4 %).
Muriel Guillemot note néanmoins que cette démarche a évolué avec la montée en puissance de nouvelles préoccupations. "Aujourd'hui, on demande aussi à l'acheteur de créer de la valeur et être garant des risques." La preuve en chiffres : la création de valeur est citée par 9,3 % des répondants et 29,6 % ont déclaré avoir mis en place une cartographie des risques. "Ces résultats sont encore timides, mais cela progresse, constate Muriel Guillemot. Les acheteurs commencent à prendre conscience que traquer la niche leur permettra de mieux acheter, donc de mieux vendre et s'inscrire ainsi dans un processus pérenne."

Centre de profit

Pauline Emma est responsable achats chez Vacances Bleues. Elle rappelle que si la volonté initiale du directeur général était de créer une direction des achats pour massifier et faire des économies, "l'objectif fixé à moyen terme était d'en faire un centre de profit, qui travaille en collaboration avec les autres services sur les projets de l'entreprise". "La création de valeur a été identifiée très rapidement chez nous", poursuit-elle.
L'enquête révèle en revanche qu'accroître la reconnaissance de la fonction auprès des clients internes n'est cité comme priorité numéro un que par 1,5 % des répondants (1,7 % l'an dernier). En ce qui concerne l'intervention des achats plus en amont dans la définition des besoins, elle est au premier rang des priorités pour 8,3 % des personnes interrogées (contre 6,9 % en 2014).


Tendance n° 2 : La gestion des risques

Mieux évaluer et encadrer les risques fournisseurs arrive en deuxième position des priorités citées pour les acheteurs. "On voit que le risque est de plus en plus en avant : sécurité des données, fournisseurs, dépendance...", observe Muriel Guillemot (Demos).
Pourtant, 51,9 % des répondants déclarent ne pas avoir mis en place de cartographie pour la gestion des risques. La raison selon elle ? "Les acheteurs qui font à la fois de l'achat et de l'approvisionnement sont dans l'opérationnel et n'ont pas le temps d'avoir une vision "macro", donc stratégique. Dans les grands groupes, les acheteurs sont moins multicasquettes et ont donc plus le temps pour se pencher sur le marketing achat et donc développer une approche stratégique pour gérer les risques et déployer une cartographie."

Vigilance

Le risque lié aux fournisseurs arrive en tête (76,5 % contre 69,5 % en 2014) et illustre bien la crainte des entreprises face aux fluctuations du prix des matières premières, au risque de défaillance du fournisseur ou encore de rupture de supply chain. Deuxième risque : la dépendance à un seul fournisseur, citée par 64,7 % d'entre eux (61 % l'an dernier). Pour contrer ce risque nuisible pour l'une comme pour l'autre partie, les acheteurs ont accru leur vigilance. À noter enfin que le risque lié à la sécurité des données arrive en troisième position (61,8 %).


Tendance n° 3 : Innover, codévelopper et créer de la valeur

Voilà un domaine qui confirme bien la professionnalisation de la fonction achat dans le privé : celui de la recherche d'innovation et d'actions de codéveloppement avec les fournisseurs. Ainsi, 60,2 % des répondants déclarent avoir déjà mis en place des démarches de codéveloppement ou de coconception avec leurs partenaires.
Pour 44 % d'entre eux, le panel fournisseurs est innovant parce qu'il prouve leur aptitude au codéveloppement.
"Ces résultats confirment que les acheteurs ont bien pris en compte la nécessité de créer de la valeur"
, appuie Muriel Guillemot. Pour elle, le fait que la majorité des répondants provient d'écoles de commerce ne peut, en partie, expliquer ces résultats.

>> Lire la suite et fin en page 3

 
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Anne-Sophie David

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