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Démocratiser l'affacturage inversé

Car il n'y a pas que les donneurs d'ordre à convaincre d'adopter l'affacturage inversé, il faut aussi lever les craintes des fournisseurs. "Ils ont peur de renvoyer une image de faiblesse aux donneurs d'ordre", observe Laurent Denoux, chef de projet affacturage inversé collaboratif au ministère de l'Économie et des Finances. D'autres craignent que des conditions leur soient imposées en échange de ce paiement plus rapide. "De nombreux fournisseurs ont peur qu'une pression soit exercée par les donneurs d'ordre pour récupérer plus de marge à leurs dépens", constate Yann Guyomar.

Les donneurs d'ordre se doivent donc de rassurer les fournisseurs quant à l'utilisation des plateformes d'affacturage inversé. Laurent Denoue indique que le nom d'affacturage inversé va être revu pour lui donner une connotation plus positive. Pierre Jossier, de son côté, milite pour un label qui rassure les fournisseurs. Il serait dommage, en effet, de devoir se priver d'un tel outil pour des questions de communication défaillante. Chez Auchan, François Verrode a passé du temps avec ses fournisseurs pour leur offrir un outil simple et ergonomique, adapté à leurs contraintes. Et pour qu'ils l'utilisent sans difficulté technique : "Les factures sont financées en deux clics", rapporte-t-il.

Un donneur d'ordre bien noté

Peu d'arguments s'opposent, finalement, à la mise en place d'une solution d'affacturage inversé. Bien sûr, installer une plateforme peut demander du temps au donneur d'ordre, au début du projet. Il existe également quelques prérequis : "Le donneur d'ordre doit afficher une bonne situation économique pour que des partenaires bancaires acceptent de s'associer au projet. Par ailleurs, le factor doit trouver un équilibre : plusieurs petits contrats ne suffisent pas, il en faut au moins un gros. Il en va de l'équilibre de la filière", met en garde Yann Guyomar.

À noter également que, plus le donneur d'ordre est bien noté, plus les fournisseurs bénéficieront de conditions avantageuses pour financer leurs factures. "Nous mettons à disposition de nos fournisseurs le coût du risque Engie et cela fonctionne très bien ", se réjouit Pierre Jossier. " Le financement est adossé à un donneur d'ordre de confiance, il est donc intéressant", poursuit François Verrode. Et, pour les donneurs d'ordre, l'affacturage inversé c'est l'assurance d'avoir des fournisseurs fidèles et non affaiblis par des factures impayées.

 
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Journaliste économique depuis 2005, avec une forte appétence pour les sujets environnement/climat, j'ai fondé un Repair Café et suis [...]...

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