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La rémunération n'est plus la première raison pour changer d'emploi, selon l'étude Hays

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La rémunération n'est plus la première raison pour changer d'emploi, selon l'étude Hays
© DURIS Guillaume - Fotolia

Tel est enseignement majeur de l'étude de rémunération annuelle nationale 2019 menée par le cabinet Hays. Les entreprises doivent désormais également raisonner en termes de QVT (qualité de vie au travail) afin d'attirer et séduire de nouveaux collaborateurs.

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"Cette étude* met en exergue une information primordiale et totalement nouvelle : la rémunération n'est plus en 2019 la première raison pour changer d'emploi", commente Oualid Hathroubi, directeur adjoint de Hays Ile-de-France. "C'est un réel changement. L'intérêt du poste proposé et la qualité de vie sont désormais une priorité. Trois autres enseignements sont également à retenir en 2019 : 1 - la forte envie des candidats de changer de poste, 2 - le dynamisme du marché de l'emploi se poursuit et 3 - il est maintenant nécessaire pour les entreprises de raisonner en termes de qualité de vie au travail et non plus seulement en termes de rémunération pour être attractives."

Les principaux chiffres à retenir de l'étude

- L'intérêt du poste proposé est désormais la première raison pour changer d'emploi (53%) en 2019.

- 79% des candidats interrogés envisagent de changer d'emploi cette année.

- 19% des collaborateurs interrogés privilégieraient la mobilité interne s'ils le pouvaient mais celle-ci reste encore très minoritaire.

- 80% des entreprises interrogées envisagent de recruter de nouveaux collaborateurs en 2019.

- 90% des sociétés ont déclaré avoir accordé des augmentations à leurs salariés en 2018 de manière collective ou individuelle.

Dans les secteurs qui tirent leur épingle du jeu en 2019, il y a la supply chain & achats et la logistique & transport qui doivent fluidifier les process en optimisant les coûts. "La supply chain étant synonyme de nouveauté et d'optimisation, beaucoup de fonctions sont en mutation. Les entreprises valorisent cette activité qui leur permet de minimiser leurs coûts. Si rien n'indique que la période favorable que nous connaissons sera de courte durée, il est difficile de savoir quels niveaux atteindront ces évolutions", commentent les auteurs de l'étude.

Du côté des candidats

Les enseignements principaux à retenir de cette étude, côté candidats :

- La rémunération n'est plus la première raison pour changer d'emploi en 2019. Ce critère perd 17 points par rapport à l'année passée (61% vs 44%). L'intérêt du poste à pourvoir se positionne désormais en première place des raisons invoquées pour changer d'emploi (53%). Arrivent respectivement en 2e et 3e place, une rémunération plus attractive (44%) et les perspectives d'évolution (41%).

- 79% des candidats interrogés envisagent de changer d'emploi en 2019 et donc, de saisir une nouvelle opportunité professionnelle. Ils n'étaient que 55% l'année passée à en émettre le souhait et à vouloir passer à l'acte. L'augmentation de + 24 points est très importante et peut être significative d'une meilleure confiance en l'avenir.

- À noter également que le nombre de personnes ayant changé de poste en 2018 reste stable par rapport à 2017 ; soit 33% des personnes interrogées.

Du côté des entreprises

Les enseignements principaux à retenir, côté entreprises:

- 90% des entreprises interrogées ont déclaré avoir accordé des augmentations à leurs salariés en 2018, soit une hausse de 5 points par rapport à l'année précédente.

- 49% l'ont fait de manière collective l'année passée contre 34% en 2017. Une hausse très significative de 15 points mais qui ne doit pas masquer le fait que l'augmentation accordée ne dépasse pas les 2% pour une grande majorité des salariés, soit tout juste celui du taux annuel de l'inflation en 2018.

- Les entreprises sont optimistes en ce qui concerne leurs futurs recrutements. 95% de celles qui ont été interrogées par Hays déclarent avoir recruté en 2018.

- 80% le feront également en 2019 pour trois raisons principales : le remplacement suite à une démission ou un licenciement (74%), l'accroissement de l'activité (64%) et la création de nouveaux postes (53%).

Selon Oualid Hathroubi, trois éléments significatifs sur le plan de la rémunération sont à prendre en compte :

- "Si les entreprises prévoient de nettes augmentations de salaires pour 2019, celles-ci seraient plus marquées pour les cadres et pour les professions nécessitant une expertise pointue (métiers du digital, analyse de données, intelligence artificielle). Ce constat s'explique également par l'amélioration du pouvoir de négociation des salariés, particulièrement les cadres et les hauts salaires. Augmenter les rémunérations sur certains secteurs est aujourd'hui "normal", néanmoins l'entreprise doit maintenant s'intéresser à d'autres facteurs pour être compétitive".

- "Les tensions sur le marché du travail, notamment consécutives aux postes vacants liés à la difficulté de trouver des bons candidats, ont pour effet d'améliorer le pouvoir de négociation des salariés et devraient permettre des hausses de salaires plus conséquentes en 2019".

- "Les entreprises doivent désormais raisonner en termes de QVT (qualité de vie au travail). Les gens veulent travailler pour des entreprises engagées et responsables qui respectent l'équilibre vie professionnelle et vie privée. Et la réelle évolution des mentalités est là".

Quels sont les secteurs qui tirent leur épingle du jeu en 2019 ?

- La supply chain & achats et la logistique & transport, pour fluidifier les process en optimisant les coûts. La supply chain étant synonyme de nouveauté et d'optimisation, beaucoup de fonctions sont en mutation. Les entreprises valorisent cette activité qui leur permet de minimiser leurs coûts. Si rien n'indique que la période favorable que nous connaissons sera de courte durée, il est difficile de savoir quels niveaux atteindront ces évolutions.

- L'administration des ventes & support achats. Une hausse qui perdure. L'année 2019 devrait poursuivre la tendance déjà observée en 2018. Afin d'améliorer la qualité du service client et fidéliser la clientèle, les entreprises n'hésiteront pas à investir dans les meilleurs profils. Les compétences linguistiques et informatiques (telles que Excel, ERP, etc.) seront toujours requises. Enfin, la montée en puissance du numérique engendrera une diversification des métiers de l'ADV.

- IT services. Les nouveaux travailleurs indépendants. Les transformations culturelles auxquelles nous assistons aujourd'hui amènent les salariés à réfléchir et adhérer à ce nouveau statut synonyme de choix, que ce soit en termes de projets ou d'organisation. Ces mutations mêlées aux nouveaux enjeux des entreprises en termes de digitalisation, de sécurité et de cybersécurité présagent d'un avenir radieux pour le développement du travail indépendant dans le secteur informatique.

Voir les autres secteurs en page 2

Pour accéder à l'intégralité des résultats de l'étude, cliquez ici

*Pour la 9e année consécutive, le cabinet de recrutement Hays, en partenariat avec HelloWork (recrutement et formation), publie les résultats de son étude annuelle de rémunération en France. Plus de 5 000 personnes (candidats et entreprises) ont été interrogées afin de décrypter les tendances nationales de recrutement dans 25 secteurs d'activité différents, du 17/09/2018 au 15/10/2018.


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