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Solutions e-achats: les bons réflexes pour choisir juste

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Solutions e-achats: les bons réflexes pour choisir juste

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Le POC, pierre angulaire d'une démarche réussie

Une fois que le choix du type de solution le plus adapté est arrêté, le moment est venu de passer à la phase concrète visant à passer aux tests censés valider les hypothèses. Si un consensus se dégage sur la nécessité de recourir à un POC (Proof of concept), encore faut-il savoir comment le mener. "C'est avant tout une démarche qui doit venir conforter une réflexion déjà suffisamment aboutie. En aucun cas, il ne peut être un cache-misère. Sans être le projet lui-même, il doit servir à confirmer par une phase de tests une décision qui est quasiment prise sur le papier. Il est là pour lever des doutes. Le POC doit concerner une ou deux sociétés au maximum. S'il n'y en a qu'une seule, le coût peut être totalement absorbé par le projet, à l'inverse d'une situation où on fait d'un POC un élément d'appel d'offres mettant en concurrence plusieurs acteurs, qui bien sûr supposera autant de facturations différentes", analyse Maurice Hamoir, business developer chez BravoSolution.

À noter que, dans les grandes entreprises, une fois que le POC est réalisé dans une filiale donnée, il est très facile et rapide de le déployer à l'ensemble du groupe. "Nous avons accompagné le géant de l'industrie pharmaceutique Roche dans une telle démarche. Un POC a été validé dans une des filiales au cours des derniers mois. L'ensemble du groupe va désormais hériter de la même démarche", illustre Olivier Audino. Franck Le Tendre rappelle qu'il ne faut pas se tromper sur les objectifs du POC: "Il n'a de sens que s'il est limité. Mettre en compétition trois ou quatre éditeurs dans le cadre d'un POC ne sert à rien. Un interlocuteur ou deux au maximum suffisent amplement, car le processus dure quelques semaines à chaque fois, voire davantage, et implique plusieurs personnes. Et c'est sans compter son coût qui peut rapidement atteindre 75.000 ou 100.000 euros. Mais la contrepartie est que le taux d'échec de la solution par la suite est extrêmement bas."

Olivier Wajnsztok estime que "le POC doit idéalement coûter zéro euro. Il est judicieux d'envisager une clause disant que si l'outil est adopté, le POC est gratuit. Il faut en principe mettre en test uniquement la solution que l'on imagine la plus appropriée."

Lire la suite en page 4: Lever les obstacles dès le début
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Mathieu Neu

Aude Guesnon,<br/>rédactrice en chef Aude Guesnon,
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