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Cloud.... vers des migrations tous azimuts

Publié par Mathieu Neu le - mis à jour à
Cloud.... vers des migrations tous azimuts

La lame de fond du basculement dans des environnements cloud se poursuit malgré le contexte. Une évolution qui fait même figure d'impératif pour certaines entreprises. Mais l'identification claire des besoins en termes d'usage et de sécurité doit être un préalable à toute autre décision.

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Pour les responsables d'entreprise, la transformation digitale et les services gérés dans le cloud sont une priorité dans le monde post-Covid-19. Ils sont d'ailleurs 90% à le penser. C'est ce qu'indique une enquête réalisée par Infloblox, spécialiste des réseaux et services distants. En 2018, Gartner annonçait déjà que plus de 1,3 milliard de dollars seraient consacrés directement ou indirectement à la migration vers le cloud d'ici à 2022. La tendance allant dans ce sens est marquée, et les planètes semblent alignées pour que celle-ci se poursuive. Le cloud fait désormais figure de configuration majoritaire pour un certain nombre de tâches. "C'est aujourd'hui un schéma de fonctionnement très fréquent, notamment pour les activités liées aux RH, pour la gestion des CRM", remarque Éric Gatrio, Country Applications Leader chez Oracle France. La finance est l'un des secteurs les plus prompts à basculer vers des environnements extérieurs. La digitalisation du secteur est forte, et les acteurs disposent désormais d'une connaissance clairement identifiée et définie de leurs besoins techniques. Même le domaine manufacturier, qui concentre les entreprises souvent rétives à adopter une évolution de ce type, opère d'importantes migrations.

Pour Fabien Gautier, directeur du marketing et business développement France chez Equinix, fournisseur de data centers et de services d'hébergement, "le cloud est une promesse qui vise à n'utiliser que ce dont on a besoin. Cette approche optimisée séduit massivement à l'heure actuelle. Économiquement, le choix est d'autant plus rentable que le recours à certains services est occasionnel. Un des arguments majeurs qui oriente aujourd'hui les décisions informatiques dans ce sens est la possibilité de profiter de briques applicatives pertinentes et à la demande. Souvent directement gérées par les métiers, elles se caractérisent par une solution bien pensée, adaptée à une fonction précise, facile à utiliser".

Vers une digitalisation accélérée

À noter qu'aujourd'hui, près de 90% des applications existantes sont natives dans le cloud. Les projets de migration technique, de gestion et d'analyse intégrant des outils de machine learning, de modernisation des applications ou de déploiement de solutions de collaborations et de visioconférences figurent parmi les demandes fréquentes. Nombre de partenariats stratégiques sont désormais noués en vue d'une transformation digitale globale et d'un accompagnement de long terme, à l'image du fournisseur Google Cloud qui est inscrit dans une collaboration très large avec Sanofi, Carrefour ou Orange.

Le décloisonnement des services, dans le cadre d'une mutation digitale globale de l'organisation, est une priorité pour bon nombre d'entreprises. "La donnée "employé" ou la donnée "fournisseur" est unique. Elle doit être la même à tout instant pour les collaborateurs de la direction financière, des achats ou, encore, des ressources humaines. La réponse informatique de certains fournisseurs de solutions cloud, comme nous, constitue un avantage parfaitement en phase avec ce besoin. D'autres concurrents, qui ont grandi par rachats successifs d'entreprises et qui ne disposent pas de développements des solutions en propre pour l'ensemble de leur offre technologique, sont moins à même de fournir un service adapté aux environnements décloisonnés", indique Éric Gatrio. Les atouts du cloud conduisent des entreprises à entamer leur transformation digitale en adoptant directement des services distants. "Certaines organisations fonctionnant jusque-là avec Excel pour leur gestion du personnel se tournent directement vers une solution SIRH évoluée, disponible dans le cloud", illustre-t-il.

L'intégration des technologies de l'IA, de l'IOT et d'une façon plus générale, de la gestion et de l'analyse de données est aujourd'hui une vraie préoccupation des dirigeants. "Les questions qui peuvent ralentir les processus de décision pour les entreprises sont le "comment" et "avec qui" dans un contexte d'existant d'informatique. La crise du Covid-19 a peut-être bouleversé ces hésitations et accéléré la nécessité de mener leur transformation plus rapidement. Pour preuve, les annonces de grands acteurs bancaires européens, comme Deutsche Bank ou Lloyds, qui ont décidé d'accélérer leur mutation digitale", souligne Éric Haddad, directeur général France de Google Cloud.

Quelles attentes dans le cloud ?

En France et ailleurs, les entreprises semblent souhaiter investir sur une plateforme ouverte et flexible qui ne les lie pas sur un plan technologique et commercial. Pour cette raison, "nous avons fait le choix d'ouvrir systématiquement nos innovations à l'écosystème de l'open source. C'est le cas, par exemple, de Kubernetes, pour les services de containerisation, de Tensor Flow, spécialiste du Machine Learning et de l'IA ou, encore, de Hadoop, pour la gestion de données. De plus, nous investissons considérablement dans des partenariats technologiques avec les acteurs du marché informatique comme SAP et Cisco, de manière à faciliter l'intégration de l'innovation technologique chez nos clients", ajoute Éric Haddad.

Lire la suite en page 2 : Certains usages ont encore du mal à convaincre / Un levier pour l'efficacité de demain / Enjeux de sécurité : une vigilance insuffisante


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