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Comment un événementiel plus respectueux peut aider dans la rationalisation de ses coûts ?

Publié par Sylvie Deschatres le | Mis à jour le

Comment définir un événement éco-responsable ? Quels sont les leviers pour faire cohabiter éphémère et durable ? Comment agir pour rendre un événement plus responsable et l'éco-concevoir ?

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Rendre un événement plus éco-responsable consiste à minimiser les impacts nuisibles à l’environnement, aux hommes et à l’économie. Organiser un tel événement, c’est donc anticiper les effets négatifs de ses choix et trouver les solutions adéquates.
Aujourd‘hui de plus en plus d’entreprises ont déjà mis en œuvre une démarche RSE et elles se doivent quand elles organisent un événement prendre en compte des critères de durabilité. Il est à noter qu’une telle démarche n’entraîne pas nécessairement des surcoûts mais bien au contraire permet souvent une meilleure organisation des flux et la réduction des consommations d’énergie et aussi la valorisation de l’image de l’entreprise.
Un certain nombre d'entreprises grands comptes ont intégré les notions de développement durable et de RSE dans leur politique de référencement. Cependant cette politique n'est pas encore suffisament partagée sur l’ensemble des donneurs d’ordre, dans le cadre de l'organisation d'un événement.

Il est important de noter qu’un événement a un impact direct sur l’environnement ; le plus important a trait au transport : 90% pour un événement international, 80% pour un national et 45% pour un régional.
Or comme les différents enjeux de développement durable pour une entreprise sont :

• Côté environnement

o Eviter les émissions de CO2
o Préserver la biodiversité
o Gérer et valoriser les déchets
o Economiser les ressources

• Côté social

o Favoriser la solidarité
o Eviter l'exclusion
o Contribuer au bien être
o Valoriser les territoires

les leviers pour faire cohabiter événement et durable peuvent être difficiles à identifier.

Sur quoi peut-on agir ?

• la rationalisation du transport : arrivées et départs collectifs, transports en commun privilégiés, préférence du train à l’avion, des navettes aux déplacements individuels, du covoiturage… pour limiter les émissions de CO2,
• la sélection du site de manière éclairée pour :

o sa facilité d’accès, sa proximité des transports, afin de limiter les transferts de visiteurs ou mieux effectuer les trajets à pied,
o ses bâtiments éco-respectueux disposant du tri sélectif et de systèmes de gestion de l'énergie (équipements d'énergie renouvelable, éclairage basse consommation, chauffage et climatisation maîtrisés…) et de l'eau (récupération des eaux de pluie, WC double chasse, robinets automatiques économes...),

• le choix des matériels, décors et mobiliers en privilégiant :

o l’intervention d’équipes techniques locales,
o la location sur place (sinon, en cas de création, la conception d’éléments réutilisables, démontables et facilement stockables, plus rentables sur le long terme, et la minimisation des quantités de matériaux utilisés),
o le recyclage des déchets de structures (moquette, etc.) par des entreprises locales,

• la gestion ajustée de la restauration et le recours aux :

o produits régionaux, de saison, bio, issus du commerce équitable, espèces non menacées issues de la pêche raisonnée ou de l’aquaculture,
o vaisselle réutilisable et non jetable,

• la dématérialisation au maximum de la communication, à défaut l’impression sur papier recyclé.

L'outil ADERE (Auto Diagnostic Environnemental pour les Responsables d'Evénements) peut être très utile car il permet une auto-évaluation d’impact d'un événement.
En moins de 2 h et quelques 180 questions découpées en 6 thématiques :

• alimentation (restauration)
• communication
• lieux, technique et décoration
• transports
• hébergement
• sensibilisation,

l’événement est analysée selon les 3 temps de son organisation : avant, pendant et après.

A la fin de chaque rubrique, une note est obtenue et des conseils, téléchargeables, sont proposés pour réduire l’impact de la manifestation ; il ne s’agit pas d’un programme d’actions clé en main mais bien d’un engagement dans une démarche de progrès.

5 leviers pour améliorer l’empreinte environnementale et sociale de son événement :
• travail en amont sur le juste besoin (cahiers des charges)
• identification des solutions technologiques innovantes
• prise en compte de la création de valeur de chaque prestataire engagé dans une démarche de développement durable
• réflexion aux impacts à long terme et aux interactions de et sur l’écosystème du site d’accueil
• analyse de la contribution de toutes les parties prenantes à sa propre politique RSE.

Aude Guesnon,<br/>rédactrice en chef Aude Guesnon,
rédactrice en chef

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