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Étude

Le variable repose de plus en plus sur des performances collectives

Tolson Consulting a réalisé un benchmark entre une quinzaine de grandes entreprises sur le salaire des acheteurs. Concernant la partie variable, ce benchmark nous apprend notamment que la part du variable croît considérablement avec l'évolution dans la hiérarchie: alors qu'elle est faible pour les juniors (entre 5 et 10%), elle peut représenter plus du tiers du salaire en haut de la hiérarchie. "Il est essentiel de proposer une partie fixe importante pour attirer les plus juniors", analyse Thierry de Cassan Floyrac, président de Tolson Consulting, qui rappelle que beaucoup d'entreprises proposent aussi de l'intéressement et de la participation qui augmentent le variable des juniors, proportionnellement davantage que celui des seniors. "C'est un élément d'attractivité non négligeable", juge-t-il. Concernant la part importante du variable pour les plus expérimentés, Thierry de Cassan Floyrac l'explique par la nécessité pour les entreprises de tout mettre en oeuvre pour conserver les personnes d'expérience et performantes: "Augmenter fortement la part variable permet de proposer un salaire attractif en prenant moins de risque pour l'entreprise", considère-t-il. Le benchmark révèle également que le variable repose de plus en plus sur des performances collectives. Le collectif compte en effet toujours davantage au sein des entreprises. "L'employé franc-tireur qui travaille seul, ça ne fonctionne plus. On encourage l'entraide entre acheteurs et le partage de bonnes pratiques", observe Thierry de Cassan Floyrac. Une partie de la rémunération variable peut être liée au résultat des achats dans sa globalité ou de la seule entité à laquelle le collaborateur est rattaché. Une autre partie du variable est liée aux résultats de l'entreprise et cette part croît avec la séniorité. "Le variable d'un directeur achats est directement lié aux résultats de l'entreprise. C'est une reconnaissance de l'apport des achats à la performance de l'entreprise", note Thierry de Cassan Floyrac. Concernant les critères individuels, le calcul du variable est de plus en plus basé sur des critères qualitatifs plutôt que quantitatifs. Sont notamment remises en cause les rémunérations variables basées sur les seules économies réalisées dont le calcul est toujours sujet à discussion, notamment pour les "coûts évités". "Les soft skills sont davantage valorisées. On laisse aux managers l'appréciation de la qualité du travail de leurs collaborateurs et si leurs arguments ne sont pas forcément quantifiables, ils doivent être précis et illustrés", remarque Thierry de Cassan Floyrac.


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