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(Re)design to cost : pour un accompagnement réussi

Publié par Emmanuelle Serrano le
(Re)design to cost : pour un accompagnement réussi

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Un cahier des charges clair

En tout état de cause, le cahier des charges devra être clair et les résultats attendus précisément définis, de même que les ressources pouvant être sollicitées par le prestataire au sein de la société.
" Le fournisseur doit être capable d'adapter une démarche condensée sur des objectifs facilement détectables, où la différence entre les exigences impératives et les fonctions "nice to have" - que l'on peut résumer à "ce que le client demande ou pas" - doivent être claires, déclare Philippe Rivoiron, directeur du cabinet Arolys. Il faut se demander où sont la complexité, le surcoût et la surqualité. En bref, s'interroger sur les coûts qu'il est possible de remettre en cause et ne pas se perdre dans des critères facultatifs ou optionnels. " Par exemple, faut-il absolument un emballage primaire et un emballage secondaire pour ce produit ? Et pour celui-là, ne vaut-il mieux pas un sous-ensemble prémonté de pièces plutôt que des pièces unitaires ?

Dernier point, quand vous vous lancez dans des projets DTC/RTC, faites participer vos fournisseurs ! C'est un oubli assez fréquent des acheteurs et directions métiers, selon Olivier Wajnsztok. Vous verrez que vos leviers de performance seront plus faciles à actionner mais, " tout dépend de votre stratégie fournisseurs : vous appuyez-vous sur des PME innovantes ou le savoir-faire est-il maîtrisé en interne ? ", interroge Laurent Guerry, chez Oliver Wyman.

Quel prix ? Quels acteurs ?

Difficile d'obtenir des données sur le tarif journalier d'un consultant et à plus forte raison sur un projet de DTC/RTC, où les enjeux de gains achats sont conséquents. Mais une rapide veille des observatoires du prix du conseil sur le Net fait apparaître que le tarif journalier moyen d'une prestation monte à 3 000 euros en stratégie, 1 500 euros pour de l'opérationnel et 700 euros pour de l'assistance à maîtrise d'ouvrage sur un projet IT. Les chantiers de DTC/RTC participant plutôt de la stratégie, sortez vos calculettes... Payer son consultant aux économies réalisées est une pratique peu recommandable, selon Olivier Wajnsztok.

Côté acteurs, si les grands cabinets généralistes ont parfois des coûts élevés, leur réseau mondial peut constituer un atout, en particulier quand le projet nécessite un déploiement international, ce qu'un petit cabinet ou un indépendant aura du mal à assurer. Il n'en demeure pas moins que le conseil, ce n'est pas de l'intérim cher payé, mais un investissement dans le capital humain. Les consultants sont des agents du changement qui contribuent à la compétitivité des sociétés, comme le rappelle Francis Hintermann, coanimateur du groupe Achats de Syntec, conseil en management. À soigner, donc, à leur juste valeur !

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