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Focus - Espaces verts : des budgets en hausse dans les collectivités

En 2020, le budget moyen par habitant dédié aux espaces verts dans les villes est de 76 euros, soit une hausse de 1,50 euros par rapport à 2017, selon l'Observatoire des villes vertes, créé par l'Unep (Union nationale des entreprises du paysage) et l'organisme Hortis. Signe que les bénéfices des espaces verts en ville sur la santé et l'économie ne sont plus à démontrer. Ainsi, 6 Français sur 10 souhaitent que leur municipalité investisse dans un espace vert en priorité, avant une crèche, selon une étude* datée de mai 2016 réalisée par le cabinet Asterès pour l'Unep. Conscientes de ces enjeux, les collectivités redoublent d'efforts pour augmenter la superficie des espaces verts. Ainsi, en 2020, selon l'Observatoire des villes vertes, la surface moyenne par habitant dédiée aux espaces verts est de 51 m2, soit 3 m2 supplémentaires depuis 2017. Et on compte 11 arbres pour 100 habitants dans les 50 plus grandes villes de France, contre 9 en 2017. Cela s'explique en partie par un budget consacré à ces espaces qui est en hausse. Enfin, parmi les tendances observées, les permis de végétaliser fleurissent dans les villes et rendent les citoyens acteurs du changement. Ainsi, près de 3/4 (74 %) des plus grandes villes françaises délivrent aujourd'hui des permis de végétaliser aux habitants. Sans compter, les résultats des dernières élections municipales avec de nombreuses villes remportées par les Verts.

*Étude "Les espaces verts urbains, lieux de santé publique, vecteurs d'activité économique"


Focus - Des labels à foison

Zéro phyto, traitement des déchets verts, biodiversité... les collectivités sont sans cesse en train d'améliorer la gestion de leurs espaces verts. Ainsi, depuis le 1er janvier 2017, l'utilisation des produits phytosanitaires par les collectivités dans les espaces publics (rues, jardins, parcs, voies de chemins de fer, ou encore bas-côtés de routes) est interdite. Cette interdiction s'inscrit dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte, mais aussi dans le cadre du programme Ecophyto 2 qui vise à réduire de 50 % l'utilisation des pesticides chimiques en France. À ce jour, 5 000 communes françaises sont déjà engagées dans des démarches de réduction ou de suppression des pesticides chimiques.

Des collectivités engagées dans le zéro phyto

Les villes ont été pionnières dans l'abandon des produits phytosanitaires. À ce titre, la ville de Vitry-sur-Seine a reçu le label Terre saine - commune sans pesticide en 2019, dans le cadre d'une opération portée par le ministère de la Transition écologique et solidaire pour valoriser les communes exemplaires et faciliter le passage au zéro pesticide. Selon le site du ministère de l'Écologie, ce label a été remis à plus de 300 collectivités depuis sa création en 2014. Mais la route semble encore longue, à en croire l'arrêté anti-pesticides du maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff, maire suspendu par le tribunal administratif de Rennes en octobre 2019.

Un secteur encadré

Du côté des professionnels du paysage, QualiPaysage, organisme professionnel qui attribue des qualifications relatives aux métiers du paysage, travaille main dans la main avec l'Unep (l'Union nationale des entreprises du paysage) à la création d'un futur label, dans un souci de "tirer la profession vers le haut", selon Thierry Muller, président de Qualipaysage. "Nous ne serons plus que sur une obligation de moyens et sur du déclaratif comme avec les qualifications, mais sur une obligation de résultats avec des audits en interne", s'enthousiasme le président de QualiPaysage. Ainsi, l'organisme Ecocert sera habilité à venir auditer les entreprises désireuses de se faire labelliser. Il devrait y avoir un label par métier (comme par exemple pour les terrains de sport, l'élagage...). "Ce label devrait garantir aux maîtres d'ouvrage la qualité des professionnels du paysage". Les premiers audits tests devraient avoir lieu en février/mars 2021 auprès de 3-4 entreprises de taille différente.

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Marie-Amélie Fénoll

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