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En 2017, le "Made in France" fait-il encore recette?

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En 2017, le 'Made in France' fait-il encore recette?

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Le coût et la disponibilité, premiers freins de l'achat tricolore

Quelles sont les contraintes pour acheter "Made in France"? Le prix est un faux argument car seuls 14% des acheteurs déclarent qu'acheter français est trop cher. La seconde contrainte majeure des acheteurs est la disponibilité des produits sur le marché français. En 2017, 14% des acheteurs nous affirment que les produits recherchés ne sont pas disponibles en France. Une augmentation de 2 points par rapport à 2016. "Le " Made in France" ne souffre pas plus de son prix que de son manque de disponibilité sur le marché", confirme Olivier Wajnsztok, directeur associé d'AgileBuyer.

"Le " Made in France" ne souffre pas plus de son prix que de son manque de disponibilité sur le marché"

Les acheteurs sont également 4% à déclarer la volonté de leurs clients d'acheter dans le pays de celui-ci, pour diverses raisons souvent politiques ou fiscales. Pour 4% des acheteurs, le fait d'acheter en France est trop compliqué, un frein supplémentaire au "Made in France". Il faut comprendre que la législation peut être moins contraignante hors de France ou hors d'Europe. Par contre, 65% des sondés déclarent ne rencontrer aucun frein à leur démarche d'achats "Made in France". "En matière d'achat "Made In France", il n'y a pas de contrainte mais il n'y a aussi pas d'envie. C'est sans doute un héritage de "Vendre globalement, acheter globalement"", poursuit Olivier Wajnsztok.

Acheter français : plus facile dans la banque que dans la santé

L'analyse sectorielle des contraintes à l'achat "Made in France" montre que les secteurs manufacturiers rencontrent le plus des freins financiers à l'achat tricolore. Il s'agit de la distribution et de la mécanique, métallurgie, équipement électrique. Ils sont 22% à avancer cet argument, suivi par le secteur de la chimie, caoutchouc à 17%. Tous les secteurs rencontrent des difficultés à trouver le produit recherché en France. Le secteur de la santé se retrouve en tête du classement avec 30% des répondants, suivi à 21% par le secteur de l'informatique et les télécoms. Le secteur banque/assurance est celui qui trouve le moins de contraintes à acheter français, pour 90% des sondés du secteur.

Les pays à bas coût : un non-sujet pour 63% des acheteurs

Les objectifs achats évoluent peu dans les pays à bas coûts. Ainsi, en 2017, 63% des professionnels achats interrogés déclarent que les achats dans les pays à bas coûts ne sont pas un axe de travail. Malgré les délocalisations vers les pays à bas coûts suite aux grands programmes des années 2000, 25% des sondés affirment encore vouloir augmenter les achats dans les pays à bas coûts. Les entreprises sont cependant 11% à vouloir stabiliser la part des achats dans les pays à bas coûts, soit 1 point de moins qu'en 2016."Les objectifs achat dans les pays à bas coûts stagnent", commente Olivier Wajnstock.

Les entreprises se désengagent peu à peu des achats dans les pays à bas coûts. 29% comptaient augmenter la part des achats dans ces pays en 2015, 28% en 2016 et 25% en 2017. Pour 58% des entreprises ce n'était pas un axe de travail en 2015 et 2016 contre 63% en 2017. Mais seulement 2% d'entre elles comptent diminuer cette part sur les trois années considérées.

Le secteur le plus engagé dans cette stratégie est sans surprise l'automobile, aéronautique, avec 47% des réponses positives. Ce chiffre perd toutefois 18 points par rapport à 2015. Les secteurs de la construction et de l'énergie , la mécanique, métallurgie et l'informatique, télécoms revoient également leur stratégie d'achat dans ces pays.

La rédaction

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