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Tradeshift lance une appli permettant de lutter contre l'esclavage dans les supply chain

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Tradeshift lance une appli permettant de lutter contre l'esclavage dans les supply chain
© Fabrice MOSCA - Fotolia

L'application, développée par FRDM (anciennement Made In A Free World), permet aux utilisateurs de Tradeshift de suivre et surveiller les risques sociaux à tous les niveaux de leur supply chain, des matières premières aux produits finis.

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Tradeshift (supply chain payment and market place) s'est associé à FRDM (anciennement Made In A Free World) pour annoncer des projets visant à aider les entreprises à détecter et à limiter le trafic humain dans leurs supply chain mondiales. L'application développée par FRDM, et construite sur la plateforme Tradeshift, veut permettre à toute entreprise d'activer simplement l'application pour commencer à surveiller le trafic humain. "Dans de nombreux cas, FRDM permet aux CPO, CIO et CMO de mesurer l'impact que joue le mauvais traitement des humains au sein de la supply chain et prendre de bonnes décisions", assurent les dirigeants.

Conçue pour analyser les données d'achat

Et d'expliquer que cette application "permet aux entreprises de créer de manière proactive une détection précoce des risques liés à la traite des êtres humains au sein de la supply chain. Elle apporte cette capacité d'analyse pour les entreprises utilisant la plateforme Tradeshift, sans avoir à réaliser de paramétrage particulier ni d'intégration. Spécialement conçue pour analyser les données d'achat, diminuer les risques et protéger les valeurs de l'entreprise, tout en garantissant la conformité avec les réglementations internationales, l'application permet aux utilisateurs de Tradeshift de suivre et surveiller les risques sociaux à tous les niveaux de leur supply chain, des matières premières aux produits finis. L'application combine les données commerciales globales avec une analyse des fournisseurs et des niveaux d'achat afin de fournir aux entreprises une visibilité à plusieurs niveaux."

Justin Dillon, p-dg de FRDM explique que cette idée est née en 2011 'lorsque l'organisation que j'ai fondée a noué un partenariat avec le département d'État des États-Unis pour créer la plateforme Slavery Footprint, combinant des données sur les produits avec des données sur les achats des consommateurs. En nous joignant à Tradeshift, nous souhaitons mettre ces outils à la disposition des entreprises les plus influentes du monde. Les consommateurs, les investisseurs et les gouvernements s'attendent à ce que les entreprises agissent en ce sens. "

Avec environ 16 millions de travailleurs en "condition d'esclavage" intégrés dans les supply chain mondiales, la législation aux États-Unis au Royaume-Uni et en Australie oblige les entreprises à faire preuve de transparence dans leurs activités en rendant compte des mesures qu'elles prennent pour lutter contre l'esclavage moderne dans leurs activités et leur supply chain. "Aucune entreprise n'a jamais prétendu que les revenus tirés de l'esclavage étaient justifiés", commente Christian Lanng, p-dg de Tradeshift. "Mais les entreprises n'ont toujours pas réalisé d'actions car il est très compliqué d'associer les outils d'analyse aux décisions d'achat. Nous pensons que faire en sorte que cette étape soit aisée ne constitue pas simplement une question de conformité du point de vue des opérations commerciales mais bien d'une question morale fondamentale. C'est un problème qui doit être résolu."

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