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Le TCO au service des achats responsables

Publié par le | Mis à jour le

Alors que les entreprises s’engagent vers des achats de plus en plus responsables pour répondre aux attentes des consommateurs, la notion de coût complet devient essentielle pour contribuer à ce cercle vertueux.

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Les achats responsables sous les projecteurs

Faisant partie intégrante de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), les achats responsables sont un sujet désormais incontournable. Alors que le cadre réglementaire se renforce pour favoriser les achats responsables (avec la norme ISO 20400 par exemple) mais aussi plus largement les comportements éthiques et transparents au sein des organisations, les grands fonds d’investissement commencent également à sortir leurs actifs de l’économie carbonée.

Cette tendance de fond s’est naturellement accélérée avec la crise sanitaire qui a permis d’éveiller les consciences sur l’impact sociétal des entreprises. L’achat local, la préservation des emplois et même la réindustrialisation sont devenus des sujets brûlants. Pierre Pelouzet, Président de l’ObsAR (Observatoire des Achats Responsables) abonde en ce sens : «On ne peut pas ressortir de la crise comme on y est entré car si on garde les mêmes réflexes, les mêmes comportements demain que ceux d’hier, on va tous dans le mur.»

Repenser la notion de coût complet

Au-delà de la conformité réglementaire, les achats responsables répondent également aux attentes des clients. Avant même la Covid-19, 90 % des consommateurs européens attendaient déjà des marques qu’elles s’engagent résolument en faveur du développement durable*

Pour y parvenir, il semble indispensable de redéfinir ce que l’on retrouve derrière le prix des produits et services sur le marché, tout en sensibilisant l’ensemble des parties prenantes à cette démarche. Selon Pierre-Olivier Brial, Directeur Général Délégué du groupe Manutan : « il ne faut surtout pas opposer le prix à l’achat responsable » qui constituent finalement deux critères d’achats différents mais aussi compatibles.

C’est pourquoi il convient de faire évoluer la notion de Coût Total d’Acquisition (Total Cost of Ownership) qui, rappelons-le, représente le coût global d’un bien ou service tout au long de son cycle de vie. Au prix d’achat, de possession, de maintenance, d’utilisation ou encore de non qualité, il faudrait intégrer une dimension responsable dans ce calcul tels que le respect de l’environnement, la gestion des déchets, la création d’emplois, etc. Comme le souligne Pierre Pelouzet, c’est ainsi qu’ «on revalorise ce coût complet. [...] Non ce n’est pas plus cher, c’est simplement une qualité différente, un impact différent, cela a une valeur et il faut la mettre en avant.»

Pour qu’une telle dynamique fonctionne, il faut bien sûr que les produits et services, aussi responsables, durables ou encore éthiques soient-ils, soient réellement achetés par les clients. C’est ainsi que les entreprises ont une mission clé envers les consommateurs : développer leur niveau de connaissance et éveiller leur conscience pour qu’ils puissent faire des achats éclairés.

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*La consommation raisonnée en Europe, groupe Oney/OpinionWay, février 2020