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Le portail fournisseurs MyProcurement, un outil de prévention contre le travail dissimulé ?

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Le portail fournisseurs MyProcurement, un outil de prévention contre le travail dissimulé ?

La plateforme d'échange B to B MyProcurement promet aux acheteurs de faciliter la gestion de leur référentiel fournisseurs, d'accéder et d'optimiser l'usage de leur base documentaire et d'élargir le spectre de leurs sous-traitants. Une initiative qui vise à prévenir les risques de travail dissimulé.

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Alors que les sanctions pénales à l'encontre des donneurs d'ordres se sont durcies depuis la révision du décret relatif à la lutte contre le travail dissimulé*, le portail fournisseur MyProcurement promet d'améliorer les relations entre les acheteurs et leurs prestataires et prévenir les risques de litiges.

À travers l'usage de cette plateforme B to B, la gestion des dossiers des fournisseurs se veut plus facile grâce à la collecte des pièces administratives obligatoires (légales, fiscales, sociales, environnementales…), l'optimisation de la recherche, du référencement, de la mise à jour des bases de données ainsi que l'automatisation des processus d’appel d’offres.

Concrètement, l'acheteur confie à la plateforme la liste de ses fournisseurs et de ses documents. Il peut alors avoir accès depuis son espace à l'ensemble de ses informations, visualiser les éventuels sous-traitants et étendre le spectre de son référencement en ayant la possibilité de consulter la base mutualisée de fournisseurs mise à sa disposition par la plateforme.

L'accès à la plateforme se fait par Internet. Hébergée chez le prestataire MyProcurement, son usage est facturé à la demande auprès des acheteurs.

Parmi les principales fonctions offertes, citons :

  • Le sourcing fournisseurs selon une identification rigoureuse (nom, numéro de Siret, code APE, code NAF, UNSPSC, activité, marché, secteur, produits…)
  • La gouvernance fournisseurs pour évaluer, référencer, classer et affecter les fournisseurs par segment/acheteur, initier et gérer des campagnes de référencement…
  • La conformité réglementaire pour prévenir le délit de marchandage, la lutte contre le travail dissimulé, les contraintes relatives à la loi REACH, la loi sur la modernisation de l'économie et les délais de paiement…
  • La gestion de contacts commerciaux avec le partage des contacts entre acheteurs et la mise à jour des dits contacts par les fournisseurs eux-mêmes.
  • La publication d'appels d'offres à ses fournisseurs référencés ou non référencés.
  • La mise à disposition de documentations : charte déontologique acheteur, code éthique fournisseurs, plan de prévention, certifications de toute nature, charte et politique RSE.

*À titre de rappel, selon le décret d'application du 21 novembre 2011, tout donneur d'ordres n'étant pas en règle s'expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 225 000 euros d'amende suivant qu'il s'agisse d'une personne physique ou morale (article L. 8224-1 du code du travail).

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