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RGPD : Les entreprises européennes se considèrent bien positionnées

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RGPD : Les entreprises européennes se considèrent bien positionnées
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Les entreprises européennes sont-elles désormais bien positionnées en matière de protection des données ? C'est ce qu'on décortiqué Usercentrics et Siinda dans leur dernière enquête sur le RGPD.

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Le RGPD fête son troisième anniversaire, mais les entreprises européennes sont-elles désormais bien positionnées en matière de protection des données ? La réponse est oui. C'est la conclusion d'une enquête représentative menée par la société de technologie Usercentrics et Siinda en coopération avec l'institut d'études de marché Innofact auprès de 600 cadres allemands, français et britanniques âgés de 25 à 69 ans.

En moyenne, plus d'un répondant sur trois (35 % au Royaume-Uni, 29 % en Allemagne et 41 % en France) considère que la protection des données est bénéfique et importante pour les entreprises. En parallèle, près d'un répondant sur trois en moyenne (30 % au Royaume-Uni, 41 % en Allemagne et 25 % en France) voit son modèle commercial menacé par des réglementations de plus en plus strictes en matière de protection des données. Ces chiffres montrent à quel point la relation avec la protection des données est ambivalente environ trois ans après l'introduction du RGPD. "La confidentialité est la nouvelle norme. Bien que nous ayons encore dû faire beaucoup d'éducation au début du RGPD, une image différente se dessine maintenant. Le sujet des données la protection semble faire partie des activités quotidiennes de nombreuses petites et moyennes entreprises. Dans le même temps, cependant, il devient évident qu'il existe de nombreuses différences régionales. Par exemple, il semble que les Français soient beaucoup plus avertis de la protection des données que leurs homologues allemands ou britanniques, ce qui est probablement dû à l'application rigoureuse par l'autorité française de protection des données CNIL", commente Jürgen Weichert, CRO chez Usercentrics, à propos de l'étude.


L'étude révèle également des informations intéressantes sur les développements actuels du marché et les attitudes à l'égard des cookies tiers: la tendance du marché évolue clairement dans le sens des données primaires. Ainsi, 68 % des répondants (69 % en France) déclarent vouloir s'appuyer principalement sur l'utilisation de données primaires, c'est-à-dire des données utilisateur agrégées indépendamment. 83 % des répondants français envisagent la fin imminente des cookies tiers contre 49,5 % des répondants allemands, mais très peu d'entreprises semblent être inquiètes de cette évolution. Il semble qu'il y ait un grand besoin d'éclaircissements à ce sujet en Allemagne. Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent ne pas être au courant de ces évolutions.

L'étude conclut qu'une majorité d'entreprises se considèrent bien positionnées en termes de protection des données (68,5 %) - dans les trois pays (61% en France). Dans le même temps, seuls 59,5 % de tous les répondants déclarent utiliser une plateforme de gestion du consentement sur leur site web. Mais les réponses sont très différentes selon les pays. Alors qu'une minorité d'Allemands (42 %) utilise un CMP (plateforme de gestion du consentement), le recours à un CMP est beaucoup plus prononcé en France puisque 73,5 % déclarent avoir mis en place une plateforme de gestion du consentement sur leur site Internet.


Bien entendu, la taille de l'entreprise joue également un rôle. L'étude montre que plus l'entreprise est grande, plus il est probable qu'une plateforme de gestion du consentement soit utilisée. De nombreuses entreprises semblent également avoir recours à un délégué à la protection des données. Seuls 16 % déclarent ne pas avoir de délégué à la protection des données (interne ou externe). "Cette étude disruptive portant sur 600 dirigeants d'entreprise donne des informations très précieuses sur la manière dont la protection des données est perçue et gérée par les PME européennes. La protection de la vie privée et des données personnelles est sans aucun doute une question importante dorénavant débattue dans les conseils d'administration et par les cadres supérieurs grâce au RGPD, mais des questions opérationnelles concrètes telles que la gestion des données internes et tierces ou des différences régionales émergent. La numérisation des PME en Europe s'est accélérée au cours de l'année écoulée et une gestion cohérente de la protection des données est essentielle pour favoriser cette tendance à venir", explique Stéphanie Vérilhac, directrice des affaires européennes de Siinda, dans un communiqué de presse.

Méthodologie :

Commandé par Usercentrics et Siinda, l'institut d'études de marché Innofact a interrogé 600 cadres (257 femmes et 343 hommes) d'Allemagne (200), de France (200) et du Royaume-Uni (200) âgés de 25 à 69 ans en avril 2021. Les entreprises variaient de 5 à 250 employés.

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