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Un acheteur du privé pour diriger le service achats de l'Etat

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Nommé début mars, Jacques Barrailler bénéficie d'une longue expérience chez Rhône-Poulenc Rorer, Aventis Pharma et Pechiney. Il était précédemment responsable des achats mondiaux d'Alcan.

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Un acheteur chevronné du privé aux manettes des achats de l'Etat. Jacques Barrailler, 56 ans, est diplômé de l'Ecole centrale de Paris. Cet ancien responsable des achats mondiaux de Rhône-Poulenc Rorer, Aventis Pharma, Pechiney ou Alcan a été nommé, début mars, directeur du nouveau service des achats de l'Etat (SAE). A ce titre, il sera directement rattaché au ministre du Budget, Eric Woerth. «J'ai été séduit par la réelle volonté politique de moderniser l'Etat et ses achats, confie-t-il. Le rôle de ce service est semblable à celui d'une direction achats d'une grande entreprise. Sa mission sera d'animer un réseau d'acheteurs afin de développer la professionnalisation et de faire reconnaître cette fonction.» Il devra aussi définir une stratégie dans chaque segment d'achats courants et jouer le rôle d'opérateur d'achats. «Notre équipe pourra s'appuyer sur le travail déjà réalisé par les ministères» Le SAE poursuivra les objectifs fixés par la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Il devra réaliser des économies de l'ordre de 10%, d'ici à trois ans, sur les segments d'achats courants de l'Etat (dont le montant s'élève à environ 10 milliards d'Euros). Notamment par le biais de marchés mutualisés et obligatoires. La professionnalisation des achats de l'Etat, par exemple par la définition d'un parcours professionnel valorisant, est aussi à l'étude. Le SAE devra en outre faciliter l'accès des PME à la commande publique et développer le caractère éco et socioresponsable des achats. «Actuellement, j'étudie la place de la fonction au sein de l'Etat, explique Jacques Barrailler. Ensuite, je souhaite identifier l'ensemble des acteurs et les responsabiliser dans leur rôle. Ils doivent partager les mêmes objectifs. Enfin, je compte me rapprocher dès que possible des prescripteurs. En effet, l'acheteur doit être un intermédiaire entre le client interne et le fournisseur, une sorte de facilitateur.»

Jacques Barrailler (SAE): «J'ai été séduit par la réelle volonté politique de moderniser les achats de l'Etat.»

@ FLORENT MAILLET

Jacques Barrailler (SAE): «J'ai été séduit par la réelle volonté politique de moderniser les achats de l'Etat.»

Recrutement essentiellement en interne

Le SAE se substitue à l'Agence centrale des achats (ACA) de Bercy. Jean-Baptiste Hy, ancien directeur de l'ACA, devient directeur-adjoint du SAE et responsable ministériel des achats (RMA) du Minefe. Le SAE, qui compte une trentaine d'acheteurs, doit encore étoffer ses effectifs avec le recrutement, essentiellement interne à l'administration, d'une vingtaine de personnes. De leur côté, tous les ministères ont nommé leur RMA. Ils participeront à la gouvernance des achats de l'Etat en siégeant de droit au «comité des achats», l'instance d'élaboration des stratégies. Une seconde instance, le «conseil d'orientation», validera les grandes orientations du SAE et contrôlera son activité. Des parlementaires y côtoieront, entre autres, des représentants du monde de l'entreprise.

 
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Florent MAILLET

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