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Achats de prestation de services : conjuguer simplicité et rapidité

Publié par MATHIEU NEU le - mis à jour à

Acheter des prestations de services demande une attention à laquelle les éditeurs de solutions e-achats répondent par des améliorations innovantes. Retour sur de nouvelles approches qui modifient les habitudes de gestion d'une famille d'achats soumise à des codes particuliers.

Presque inexistante il y a 25 ans, l'externalisation de services s'impose aujourd'hui comme une source de profit omniprésente dans l'esprit des dirigeants. C'est un marché de plusieurs centaines de millions d'euros, rien qu'en France. Désormais, 82 % des sociétés de l'Hexagone délèguent au moins une de leurs activités à des acteurs extérieurs, indique l'observatoire Cegos. "Nous gérons 2 milliards d'euros d'achats par jour. Les services représentent une part toujours plus grande de ce montant. Chez Airbus par exemple, ils atteignent actuellement 60 % de la dépense indirecte", constate Alexis Hartmann, vice-président des ventes Europe du Sud chez Coupa Software.

En conséquence, la fonction achats au sein des entreprises s'adapte. Les éditeurs spécialisés dans la gestion des achats de prestations ont connu un franc succès, à l'image d'Oalia ou Opase. Les solutions logicielles mises à disposition ont apporté une rationalisation d'autant plus nécessaire que ces achats continuent de se développer. "La tendance ne semble pas prête à s'arrêter. L'ensemble des analystes comme Gartner pointent du doigt l'augmentation soutenue de l'externalisation des prestations de services par les entreprises, ce qui veut dire que les acteurs du source-to-pay ont l'obligation de couvrir ces nouvelles familles d'achats. Il en résulte des sociétés parfois très spécialisées, se focalisant par exemple sur l'achat de prestations marketing, comme c'est le cas sur le marché anglais", souligne Patrick Chabannes, senior solution strategist chez l'éditeur de solutions achats Determine.

Les fournisseurs d'outils achats généralistes ont eux aussi fait évoluer leur offre, en incluant des modules de "service procurement" destinés à apporter une aide spécifique dans la manière de traiter l'achat de prestations en fonction de la demande exprimée. "Après la digitalisation rapide des processus procure-to-pay qui est assez récente, on voit dorénavant les acteurs généraux proposer une verticalisation de leur offre sur des catégories d'achats particulières comme celle-ci", poursuit Patrick Chabannes.

Des offres mieux adaptées aux besoins

La spécialisation forte des structures verticales que représentent Oalia, Opase ou FieldGlass conduit les autres acteurs à mieux se positionner sur cette famille d'achats. Avec Oalia, par exemple, on se focalise sur de l'achat de prestations intellectuelles. "Si la solution fera très bien l'affaire pour une banque par exemple, cet acteur ne conviendra peut-être pas pour d'autres domaines", indique Patrick Chabannes. Les entreprises qui achètent beaucoup d'intérim seront intéressées par les acteurs proposant des solutions de gestion d'intérim comme FieldGlass.

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