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Quand la Société Générale s'inspire des géants du Web

Publié par Fanny Perrin d' Arloz le - mis à jour à

Le Groupe bancaire a créé sa propre marketplace achats unique, agile et durable.


L'efficacité opérationnelle des géants de la vente en ligne ne cesse de susciter des émules. En déployant sa propre marketplace achats, le groupe Société Générale veut améliorer l'expérience des utilisateurs en simplifiant et en automatisant les actes d'achats, dans le cadre réglementaire en vigueur et en maîtrisant les risques.

Accessible pour les achats de conseils depuis juillet 2019, ladite plateforme intègre depuis peu les prestations intellectuelles informatiques. En pratique, elle intègre des parcours d'achats standardisés, adaptés selon la complexité et le niveau de risque de l'acte. "C'est de la liberté contrôlée par guidage", résume Charlotte Parriaux, expert interne achats à la Société Générale. Le parcours self-service confère ainsi une totale autonomie durant la procédure .

Du temps et de l'énergie pour les projets à forte valeur ajoutée

Le parcours semi-assisté prévoit l'accompagnement par un acheteur dès que l'utilisateur rencontre un critère bloquant ou complexe.

Simonian

"Dans le cadre d'un parcours assisté, c'est l'acheteur qui prend en charge l'acte d'achat initié par le collaborateur depuis la marketplace", explique Sébastien Simonian, responsable des achats opérationnels du groupe Société Générale. À chacune des étapes, le collaborateur reçoit de l'information normative et des suggestions. "La plateforme peut proposer des dates d'appels d'offres", illustre Charlotte Parriaux. Auparavant, les utilisateurs devaient recourir à pas moins de cinq outils pour concrétiser un tel achat, rendant le process long et fastidieux. "Cela occasionnait des interruptions dans la procédure, un manque de visibilité sur l'ensemble du processus, un surcroît de travail et une accumulation de tâches à faible valeur pour les acheteurs ainsi qu'une perte de temps pour toutes les parties prenantes", argumente Charlotte Parriaux.

Depuis sa mise en place, cette marketplace porte ses fruits, conférant aux acheteurs du temps et de l'énergie pour se concentrer sur des projets à forte valeur ajoutée. "Sur les achats de conseil, 30% des demandes achats sont entièrement conclues par l'utilisateur lui-même, 30 %-35 % en mode semi-automatique ; le reste étant traité comme avant par l'acheteur du fait des enjeux du dossier, de sa complexité ou des risques associés", estime Charlotte Parriaux. À cela s'ajoutent d'autres bénéfices comme la diminution du délai de procédure, l'automatisation des actes et un accès plus large aux données de consommation autorisant un pilotage affiné de celles-ci.

Interface unique

Tout porte à croire que son adhésion a été grandement facilitée par sa coconstruction en mode agile. En effet, des utilisateurs, financiers, juristes, acheteurs ont participé à sa conception dès le lancement du projet. "Cet outil a été appréhendé avec les lunettes de l'utilisateur", met en avant Sébastien Simonian. Initiée en 2018, sa conception s'appuie sur des briques de logiciels open sources, interfacées par des API et connectées avec le SI du groupe ; masquant la complexité organisationnelle et financière pour le collaborateur.

À terme, la marketplace devrait digitaliser d'autres catégories et services aux collaborateurs. Cela permettra d'amortir les coûts de déploiement du socle commun, nécessaire à la définition des premiers parcours achats.

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