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Environnement de travail: vers des espaces fonctionnels et plus conviviaux

Publié par Véronique Méot le - mis à jour à

Conçu par l'agence de design AKDV, L'Ampli est un espace de 450 mètres carrés constitué d'un amphithéâtre et de six salles pouvant accueillir jusqu'à 60 personnes.

Selon la destination des locaux et leur usage, les aménagements prennent des visages différents. La tendance des pools collaboratifs, qui privilégient esprit d'équipe et intimité, connexion et détente, s'affirme.

Poufs, hamacs, jardins, cafés... Les entreprises du secteur digital ressemblent davantage à des espaces de vie qu'à de sombres bureaux austères. Il n'y a qu'à voir les reportages publiés sur les sièges sociaux des pépites américaines, telles Google ou Apple, ou même ceux sur le siège social "cabanes" de Quicksilver à Saint-Jean-de-Luz, labellisé HQE.

Cette vague est née en Californie, de sa myriade de start-up qui ont su bousculer l'organisation de l'espace en offrant à leurs collaborateurs des espaces dédiés au bien-être ou encore aux activités personnelles. Pour autant, ­l'agencement et l'aménagement parfaits, s'ils existent, dépendent de l'activité de l'entreprise, du profil de ses salariés et de leurs habitudes. Si l'open space, qui fut longtemps la panacée, a de moins en moins d'adeptes, le bureau individuel ou partagé à quelques-uns, tient toujours lieu de modèle tutélaire.

Les bureaux cloisonnés ont la vie dure

Selon le baromètre Actineo/CSA(1), 73% des actifs occupent un espace de travail fermé, qu'ils soient seuls ou à plusieurs, tandis que 39% déclarent exercer leur activité au sein d'un environnement "collectif", qu'il s'agisse d'une pièce pouvant accueillir deux à quatre personnes (33%) ou davantage (6%). Ce type d'espaces est plébiscité parce qu'il convient bien au travail collégial, qui est privilégié par les actifs français.

Quant au bureau individuel, qui peut symboliser l'ascension et la réussite sociales, il reste l'apanage de 34% des salariés et de 71% des dirigeants. Enfin, seulement 18% des actifs déclarent travailler dans un open space, dont 11% disent qu'il est de "taille humaine", c'est-à-dire de quatre à neuf personnes, avec une moyenne de six occupants.

Plus étonnant, les entreprises de 250 salariés et plus n'y ont guère recours, puisque seulement 6% de leurs ­collaborateurs sont installés dans un espace de plus de 20 personnes.

Place aux commodités, au confort et à la technologie

Au moment d'entrer dans la vie active, les étudiants rêvent d'un bureau flexible et hyper connecté. L'étude Citrix, réalisée par l'Ifop(2), qui dévoile leur perception et leurs attentes en matière d'espace de travail, nous apprend que les commodités recherchées sont, dans l'ordre, la possibilité de disposer d'un ordinateur portable (58%), d'une connexion wi-fi dans tous les lieux de l'entreprise (53%) et l'accès à distance au réseau informatique, afin de faciliter le télétravail (45%).

Par ailleurs, le BYOD (bring your own device), qui consiste à utiliser ses appareils personnels dans le cadre professionnel, est une tendance qui se confirme, puisque 75% des répondants souhaitent se servir de leur propre smartphone au bureau.

Autre enseignement: le "cadre" du lieu de travail est perçu comme un élément important, au regard du temps qu'on y passe, et doit, à ce titre, offrir de nombreux services. Ainsi, près de la moitié des étudiants interrogés (49%) attendent la mise à disposition d'espaces de détente, 41% souhaitent avoir accès à une cantine et 32% disposer d'espaces verts. En termes de décoration, ils se projettent en majorité dans des environnements contemporains et confortables. Pour 54%, les espaces loft (bois et baies vitrées) sont ceux qui permettraient d'être plus efficace.

(1) Baromètre réalisé on line en septembre 2015 auprès de 1204 actifs travaillant dans un bureau, issus d'un échantillon national de 2500 personnes représentatives de la population active française.

(2) Étude menée par l'Ifop sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population étudiante âgée de 18 à 35 ans. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, filière et niveau d'études) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne du 26 août au 10 septembre 2015.

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