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A quoi ressemblerait un monde NDC?

Publié par Camille George le | Mis à jour le
A quoi ressemblerait un monde NDC?
© ra2studio

Avec NDC, la distribution du voyage vit une transformation technologique importante. Chacun avance ses pions et se positionne. Comment pouvez-vous, acheteurs et travel managers, en tirer le meilleur parti à moindre frais?

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Où en est-on avec la NDC, nouvelle norme de transmission des données, créée par IATA? Elle fait couler beaucoup d'encre cette norme NDC car aux dire de tous les spécialistes c'est un bouleversement technologique majeur. Et si IATA vise une adoption massive pour 2020 où en sont réellement les acteurs du secteur, comment les cartes ont-elles été rebattues et surtout quels sont les bénéfices pour les acheteurs? Aurélie Krau, fondatrice de Festive Road et Jean-Christophe Carrette dg France de HRG ont fait le point lors du dernier Travel Day organisé par Décision Achats.

"Nous en sommes à la 5e itération du standard autrement nommée 17.2. C'est la version la plus aboutie et la plus mature de cette norme", explique Aurélie Krau. En termes d'adoption, la NDC compte à l'heure actuelle 113 compagnies aériennes dont 54 live donc déjà prêtes et 57 fournisseurs IT et agrégateurs certifiés dont les niveaux de certification varient. Le plus abouti étant le niveau 3 indiquant que le fournisseur ou l'agrégateur a la capacité de respecter l'intégralité du processus NDC. Trois GDS, et non des moindres, Amadeus, Sabre et Travelport, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils seront en capacité d'obtenir la certification de niveau 3 d'ici la fin de l'année. "Les TMC quant à elles peuvent développer deux types de stratégie, indique Jean-Christophe Carrette. Soit elles optent pour la certification et se mettent elles-mêmes en capacité d'agréger le contenu, c'est le choix que nous avons fait chez HRG. Soit elles choisissent de passer par un agrégateur IT." Avec NDC la chaîne de valeur s'est transformée. Toute l'information reste au niveau des compagnies aériennes amenant les GDS et les agences à développer des compétences d'agrégation de contenu. "Cela jouera nécessairement sur la fragmentation des acteurs IT", estime Aurélie Krau.

Quoiqu'il en soit pour les acheteurs et les travel managers l'objectif est de tirer le meilleur parti de ce bouleversement. Si les bénéfices peuvent être importants : meilleure visibilité et meilleur contrôle sur ses coûts, leakage réduit et duty of care facilité, ils ne seront accessibles qu'avec un accès exhaustif à l'offre. "Il est donc primordial, surtout pendant cette période transitoire, que votre partenaire, quel qu'il soit, ait développé une stratégie multicanal, souligne Jean-Christophe Carrette qui conseille également de réunir vos fournisseurs clés autour d'une table afin d'évaluer leur proposition d'accompagnement sur le sujet et surtout pour savoir de quelle façon ils vont vous éviter de payer une surcharge si elle existe. "De nombreuses SBT sont à l'initiative sur la question, n'hésitez donc pas à interroger vos fournisseurs." Il n'y aurait donc pas de problème mais que des solutions semble-t-il. En tous cas l'un des bénéfices de NDC est la visibilité sur les dépenses aériennes notamment les frais ancillaires. "C'est une opportunité pour créer de nouveaux produits et services et une nouvelle manière de travailler", estime Aurélie Krau. Pour Jean-Christophe Carrette la NDC permet de rejoindre un comportement d'achat proche du BtoC : "On se concentre sur l'aérien parce que les compagnies aériennes sont les plus avancées mais on peut s'attendre à ce que la NDC s'étende prochainement à l'hôtellerie", conclut-il.

 
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