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Le Think Tank Achats de Logica Business Consulting invite les acheteurs à accélérer leur mutation

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Dans son dernier opus “L'ambition Achats à l'échelle de l'entreprise étendue”, le Think Tank Achats de Logica Business Consulting recommande aux organisations achats d'accélérer leur transformation pour réinventer leurs missions dans l'écosystème de demain.

Le Think Tank Achats de Logica Business Consulting invite les acheteurs à accélérer leur mutation

Un vecteur de transformation de l'entreprise, telle est l'une des plus hautes ambitions de la fonction achats, comme on le voit dans la pyramide ci-dessous extraite du document "Transformation et performance de la fonction Achats" réalisé par Logica Business Consulting.

Il était donc logique pendant la saison 2 pour le Think Tank de s'interroger sur les leviers à la disposition de la fonction achats pour dépasser cette ambition et passer au management de l’écosystème après s'être interrogé sur l’évolution du métier et les enjeux auxquels devraient se préparer les directions achats du futur lors de la saison 1 intitulée "Quelle ambition pour la fonction Achats de demain ?"

Menés au cours des 12 derniers mois avec plus de 20 directeurs achats de grands groupes français et internationaux, les travaux de la deuxième saison du Think Tank Achats ont été clôturés et synthétisés dans un libre blanc intitulé “L'ambition Achats à l'échelle de l'entreprise étendue”

« Nous avons pris comme point de départ ce que nous considérons comme une fonction achats mature, et nous nous sommes concentrés sur son devenir dans un contexte complexe et durablement instable. Nous avons ainsi imaginé son avenir, en rupture, en le projetant dans le modèle d’un écosystème étendu. Le résultat de cet exercice, sur plusieurs mois, démontre à quel point il est nécessaire d’accélérer la transformation des achats quand les entreprises elles-mêmes se transforment à un rythme sans précédent sous l’effet de facteurs sociétaux, macro-économiques sur lesquels elles n’ont pas de prise », commente Leila Cardot-Fahas, associée de Logica Business Consulting et co-créatrice du Think Tank Achats.

L'entreprise étendue, une terre de conquête pour les Achats ?

« À l’heure où l’Europe peine à trouver les leviers de la relance économique par l’innovation, le manager achats du futur s’inscrit dans cette perspective. Plus que quiconque, il aura en charge le lien entre l’entreprise et son écosystème : il sera l’un des architectes de l’entreprise étendue, animant des réseaux ouverts, flexibles et informels », déclare Sébastien Durand, directeur général de Logica Business Consulting. Les travaux du Think Tank ont été structurés autour de thématiques majeures.

Les transformations économiques, sociales et technologiques en cours imposent en effet de ne plus penser l’entreprise comme une entité autonome et clairement circonscrite, mais comme une organisation ouverte, observent les contributeurs et auteurs du Livre Blanc. En externalisant de plus en plus de fonctions et d’activités, l’entreprise a déplacé vers l’extérieur une part croissante de sa chaîne de valeur et a, de facto, repoussé ses frontières et renforcé les liens avec son écosystème. Cet ensemble interconnecté – englobant l’entreprise, ses collaborateurs, ses fournisseurs, ses partenaires, ses clients mais aussi ses concurrents – constitue l’entreprise étendue. C’est désormais à cette échelle que s’appréhendent la création de valeur, les risques et les opportunités.

Cette évolution structurelle et organisationnelle, plus ou moins affirmée selon les secteurs d’activité, est une rupture intellectuelle majeure pour la fonction achats. Elle modifie radicalement son positionnement et son rôle en l’obligeant à prendre en compte un écosystème élargi – jusqu’au client final – dont la dynamique n’est pas inféodée à la logique du seul donneur d’ordres. Dans cette configuration ouverte, le rôle des achats n’est plus tant d’assurer l’interface prescripteur/fournisseur et de contrôler cette relation que de comprendre et favoriser les relations qui contribuent ou peuvent contribuer à créer de la valeur pour l’entreprise, ses clients et ses partenaires.

Au-delà des modèles de partenariat dits "classiques" (partenariat stratégique, modèle Volkswagen, modèle japonais Keiretsu), c'est le modèle du réseau synaptique qui semble le mieux tiré son épingle du jeu à l'heure d'internet, de Google et de Wikipédia. Le modèle relationnel du réseau synaptique est en totale rupture avec les modèles précédents, il n’est ni centré ni hiérarchique. Ce qui caractérise cette organisation, c’est la résilience que lui confèrent l’absence de centre, la distribution large mais partagée des responsabilités, et la densité des interconnexions, donc des possibilités d’échanges d’informations.

Maîtriser les risques

Les bouleversements engendrés par la mondialisation des systèmes productifs, économiques et financiers ont fait apparaître des risques dont l’impact est nouveau pour les achats (e-réputation, responsabilité sociale, sécurité/confidentialité des informations, coûts externalisés, géopolitique…).

« L'exposition de l'entreprise et de la fonction achats est désormais mondiale , déclare Bruno Cracco, associé de Logica Business Consulting et codirigeant de la practice européenne de transformation et performances des achats. La vigilance citoyenne, le village global, la communication totale et instantanée sans filtres ou presque font que les conditions de travail des ouvriers de Foxconn fournisseur d'Apple sont twittées et retwittées en une seconde. De plus, la chaîne de sous-traitance se complexifie et rend la tâche des acheteurs de plus en plus délicate. Ils doivent avoir un maximum de capteurs en éveil et être constamment en alerte », ajoute-t-il.

Contribuer à l’innovation en favorisant le first to market

« Innover, c'est produire du nouveau (méthodes, objets, services) pour l'installer sur un marché. Et la guerre économique se livre sur ce terrain de l'innovation », affirmait le philosophe français Bernard Stiegler en 2009. Dans la plupart des entreprises, la veille innovation est relativement ouverte sur l’extérieur.

En revanche, dès qu’il s’agit de choix et de stratégie d’innovation – c’est-à-dire de la définition du contenu des programmes et de l’allocation des budgets – la participation des acteurs externes devient marginale et un trio de tête d’acteurs internes s’impose : la direction recherche & développement et la direction générale citées en tête et à égalité, suivies de la fonction marketing stratégique qui définit le plan produit de ce qui sera mis sur le marché. La fonction achats se situe, avec la direction des programmes/ingénierie, le marketing opérationnel, la fabrication/production, dans une deuxième vague de contributeurs à la veille innovation et à la définition de la stratégie. Si sa position est significativement en retrait par rapport au trio de tête, elle indique néanmoins une reconnaissance du rôle des achats dans la détection et la capture de l’innovation, en premier lieu dans la communauté des fournisseurs. Ce rôle est voué à se renforcer car la loi du marché est passée d'un first to patent à un first to market.

Dans un modèle d’innovation de plus en plus ouvert, la fonction achats sera, en tant que manager des ressources externes, de plus en plus impliquée non seulement dans la recherche et la capture de l’innovation mais aussi dans son management.

Un chiffre parlant...

Les entreprises qui ont d’ores et déjà ouvert leurs processus d’innovation à leurs clients et à leurs salariés voient le nombre de leurs innovations augmenter en moyenne de 20 %.” Andrew McAffee, Harvard Business Review, décembre 2009.

Préparer les équipages Achats aux enjeux de demain

Le terrain de jeu de l’entreprise étendue requiert de la fonction achats un positionnement et leadership nouveau, sans pour autant abandonner ses missions fondamentales. Quel équipage recruter pour monter à bord de ce vaisseau achats ? Et quels rôles, mandats et compétences attribuer à la fonction achats ? A cette question, Alain Page Lecuyer répond en soulignant le manque d'adéquation de nombre de formations achats à cette nouvelle donne en train de se dessiner. En dehors du socle de compétences traditionnel, l'acheteur devra devenir un chef de projet persuasif, même si la résistance, comme l'a souligné un décideur achats lors de la présentation du Livre blanc, vient parfois plus des clients internes que de l'extérieur...

Communicant talentueux aux soft skills étendues et cultivant une ouverture d'esprit de bon aloi, l'acheteur "idéal" devra savoir convaincre, fédérer et participer à la réinvention du business model de son entreprise. En résumé, l'acheteur noétique cher à Natacha Tréhan du Master Achats du DESMA Grenoble devra apprendre :
- à sortir des logiques binaires,
- à remplacer la logique du OU exclusif par des logiques du ET inclusif,
- à manier des approches globales et holistiques,
- à allier à la fois rationalité et intuitivité sans s’y réduire,
- à sortir de toutes les architectures pyramidales et hiérarchiques,
- à privilégier les réseaux riches, souples, fluents,
- à prendre de la hauteur par rapport aux logiques d’appropriation et de pouvoir, d’accumulation et de compétition.

Modus operandi du Think Tank Achats

Démarche orchestrée par Logica Business Consulting, en co-animation avec Alain Page-Lecuyer, le Think Tank réunit un groupe volontairement restreint et constitué de membres choisis, impliqués et cooptés sous la forme d'une demi-journée tous les 2 mois. À l'issue de chaque saison, un Livre Blanc de synthèse des travaux est publié. La vocation du Think Tank consiste à mener, dans la durée, une réflexion innovante afin de définir une ambition et une trajectoire nouvelle pour la fonction Achats. Les travaux sont issus d’un travail collaboratif entre des dirigeants achats, des partenaires des autres fonctions de l’entreprise (DAF, DSI, DRH, Recherche et Développement) et des académiques.

Pour visionner la vidéo de la saison 1 du Think Tank Achats et télécharger le Livre Blanc “Un nouveau regard sur les Achats”, cliquez ICI. Dès fin octobre 2012, un nouveau cycle de travaux collaboratifs commence sur le thème des “Achats, générateurs de croissance dans un contexte d’austérité”.