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Les français ont une perception ambivalente des déplacements professionnels

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Synonymes de fatigue pour les uns, de nouvelles rencontres pour les autres, les français ont des avis partagés sur la mobilité professionnelle, selon une enquête réalisée par Citadines/TNS Sofres.

Comment les voyageurs professionnels perçoivent-ils la mobilité, tant sur le plan professionnel que personnel? Est-ce plutôt une opportunité ou une contrainte? Autant de questions auxquelles l'observatoire Citadines/TNS Sofres sur la mobilité dans le cadre du travail a tenté de répondre au travers une enquête* liée à la semaine de la Qualité de vie au travail (du 31 mai au 10 juin 2011).

Des perceptions variables selon la fréquence des déplacements

Premier constat de cette étude : pour 42 % des personnes interrogées, les déplacements professionnels sont tout autant synonymes de nouvelles rencontres… que de fatigue ! Les autres critères retenus montrent clairement l’ambivalence de perception quant à la mobilité professionnelle. Si elle peut évoquer l’évasion (24 % des répondants), l’indépendance (21 %), ou encore la liberté (19 %), elle génère également de la solitude (20 %), du stress (17 %) ou de l’ennui (10 %).

Ces perceptions varient néanmoins selon la fréquence des déplacements : pour les “mobiles”, qui effectuent au moins un déplacement par mois (25 % de l’échantillon), les possibilités de nouvelles rencontres perdent du terrain (-13 points par rapport à l’ensemble des sondés), la fatigue et la solitude se renforcent (+6 points environ). L’impression d’indépendance (+7 points) et de liberté (+5 points) est en revanche accentuée.

Tantôt une récompense, tantôt une contrainte

Si pour 61 % des personnes interrogées, les déplacements professionnels semblent faire partie du cours normal de leur activité professionnelle, 21 % - et jusqu’à 33 % pour ceux qui se déplacent à l’étranger - les perçoivent comme un avantage, voire une récompense, et 17 % comme une contrainte.

Sur le plan personnel, 45 % considèrent ces déplacements comme une parenthèse agréable dans leur vie de tous les jours et 9 % vont jusqu’à dire qu’il s’agit de quelque chose d’essentiel pour eux ! 27 % estiment qu’il s’agit d’une journée comme les autres. En revanche, 20 % des sondés expriment un sentiment négatif : 14 % évoquent ainsi une rupture difficile avec leur quotidien et 6 % une source de tensions.

Les déplacements professionnels : une parenthèse OUI… Des vacances NON !

33 % des personnes interrogées, notamment les “mobiles” (42 %) et les cadres (39 %), déclarent optimiser leurs temps de trajets en travaillant. 31 % profitent de ces moments pour se reposer, 24 % pour échanger et discuter (29 % chez les femmes !) et 13 % pour se divertir (18 % dans la catégorie des 18-34 ans).

Le stress, problématique centrale dans le milieu du travail, n’épargne pas les voyageurs professionnels : près de la moitié d’entre eux est touchée (47 %), notamment chez “les mobiles”. Plus surprenant, 52 % des jeunes de 18 à 34 ans ressentent également le stress, contre 40 % des seniors (40 %), ces derniers étant sans doute davantage rompus aux changements de rythme qu’imposent des déplacements fréquents.

Parmi les désagréments les plus fréquemment cités :

• L’absence des proches (43 %). Ce sentiment est surtout exprimé par les parents et les personnes vivant en couple,
• La contrainte des horaires (36 %),
• La gestion de l’emploi du temps (30 %), notamment chez les cadres dirigeants,
• Les contraintes administratives (22 %).

* Menée du 8 au 15 avril 2011, cette enquête a été réalisée on line auprès d’un échantillon de 742 personnes représentatif des actifs s’étant déplacés pour des raisons professionnelles au cours des deux dernières années (au moins deux nuits passées en dehors du domicile).

 Zoom

 Les voyageurs professionnels : qui sont-ils ?

Les voyageurs professionnels interrogés dans le cadre de cette enquête sont en majorité des hommes (72 %), âgés de 35 à 49 ans (46 %), CSP+ (78 %), occupant une fonction de cadre (50 %). La moitié d’entre eux (52 %) ne se déplace qu’une à trois fois par an. 25 % sont des “mobiles”, qui effectuent un déplacement au moins une fois par mois. Ceux-ci sont plus particulièrement des jeunes hommes parisiens de 18 à 34 ans. Hormis les cadres dirigeants qui sont 29 % à partir à l’étranger, 89 % limitent leurs déplacements en France. Les déplacements professionnels, notamment pour les secteurs du BTP, de la construction et des transports, s’effectuent principalement dans le cadre d’un salon professionnel, un congrès ou une formation (48 %), pour assister à une réunion de travail avec des collègues (46 %) et pour se rendre chez des clients ou sur un site particulier (30 %). En matière d’hébergement, 85 % des personnes interrogées logent à l’hôtel. 9 % vont chez un client, des collègues ou des proches lorsqu’ils restent dans la même région et 4 % privilégient les appart’hotels.