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L'AFTM crée une commission Secteur public

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Le conseil d'administration de l'AFTM a validé, le 29 janvier, la création d'une commission Secteur public. Entretien avec Myriam Moreau, chargée par le CA de poser les bases de cette nouvelle commission.

Myriam Moreau

Myriam Moreau

Pourquoi une commission “Secteur public” ?

Myriam Moreau : L’intérêt, pour l’AFTM, c’est d’élargir le scope de ses adhérents et d’augmenter les possibilités d’échanges, de proposer des formations courtes et bien ciblées sur des thèmes spécifiques au secteur public, de développer des passerelles entre secteur public et secteur privé. L’intérêt, pour le secteur public, c’est de bénéficier enfin d’une cartographie des problématiques qui lui sont propres et d’en déduire ce qui pourrait mis en place sans nécessiter un investissement important.

Ces problématiques sont-elles suffisamment différentes pour justifier la création d’une commission à part ?

Oui, car en matière de travel management, il demeure une grande différence – pour ne pas dire un gouffre – entre secteur privé et secteur public. Mis à part quelques institutions comme le ministère de la Défense, la gestion des déplacements professionnels reste assez opaque et il peut manquer une cartographie fine des coûts liés aux déplacements des agents (mode de transport, classe utilisée, durée et motif de la mission...). On s’appuie souvent sur des circulaires sans savoir si elles sont réellement respectées. Cela devient vraiment problématique quand il n’y a plus de budget... Cette situation existait aussi dans le privé il y a encore quelques années. L’AFTM peut apporter des informations métiers utiles et aider le secteur public à trouver des solutions “sur mesure”.

En attendant le lancement officiel de la commission, quelles sont vos priorités ?

La première étape, c’est de communiquer sur la création de cette commission. En interne, en recensant tous les adhérents qui travaillent ou ont travaillé dans et avec le secteur public. En externe, par un mail auprès des ministères et établissements publics (universités, centres de recherche, collectivités territoriales...) et par une meilleure identification des responsables des déplacements professionnels dans chacune de ces entités. La réussite de cette première étape de recensement conditionne évidemment la suite des opérations et j’appelle tous les adhérents qui peuvent se sentir concernés par cette thématique “secteur public” à se faire connaître auprès de la permanence.