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Europe/Amérique du nord: quelle politique voyage?

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Egencia et la fondation NBTA viennent de sortir une étude décryptant les pratiques de voyage au sein des entreprises européennes et nord-américaines. Tour d'horizon des résultats.

Environ une entreprise européenne sur deux n’a pas de politique voyages coercitive (non formulée sur un support écrit, considérée par les salariés comme une simple recommandation et non une obligation), contre 38% en Amérique du Nord. Tel est le résultat d’une étude réalisée par Egencia et le NBTA, en Europe et Amérique du Nord. 20% des entreprises du vieux continent considèrent que la violation de ces politiques entraîne peu de conséquences, voire aucune. 64% des sociétés occidentales, tous pays confondus, déclarent avoir émis reçu des sanctions suite à une entorse à leur politique voyage.

La classe affaires n’a plus la cote

Selon l’étude, les entreprises européennes revoient et mettent à jour régulièrement leurs politiques voyage, afin de les adapter aux évolutions de la conjoncture. Ainsi, 70% des entreprises ayant revu leur politique lors de la crise économique ont restreint l’accès à la classe affaires (contre 67% en Amérique du Nord). 54% autorisent la classe affaires, principalement dans les plus grandes entreprises et pour les liaisons intercontinentales plus longues, alors que seulement 6% permettent d'y accéder pour les vols au sein de l’Europe. Enfin, 69% des entreprises imposent la classe économique pour certains voyages en train.
 

Haro sur les billets restrictifs?
 

Autre tendance décryptée par l’étude: les entreprises européennes considèrent la consolidation des agences de voyages d’affaires comme jouant un rôle essentiel dans le travel management. 70% d’entre elles imposent que tous les voyages soient réservés par l’intermédiaire d’une seule agence de voyages d’affaires désignée.
L’étude montre que les billets non-remboursables représentent une source significative d’économies. Toutefois, seule la moitié des entreprises exige de ses voyageurs qu’ils acceptent un billet non-remboursable quand il est proposé.
 

Panel de bonnes pratiques
 

Un arsenal de bonnes pratiques, facteur d’économies non négligeables, a également été identifié dans cette étude:
- améliorer le respect de la politique voyage en mettant en place des sanctions clairement définies en cas de non suivi des règles,
- mettre en place des “tarifs recommandés” permettant aux voyageurs d’identifier facilement le meilleur choix parmi plusieurs tarifs disponibles,
- émettre systématiquement des rapports faisant état des écarts faits à la politique voyage et les diffuser largement à l’équipe dirigeante et aux managers,
- étendre les principes et les pratiques définies par la politique voyage aux séminaires,
- mettre en place des plans d’urgence.