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Un parc industriel à l'heure du développement durable

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Le Parc industriel de la Plaine de l'Ain (PIPA) regroupe 140 entreprises et près de 5000 salariés. Il apparaît comme un modèle de gestion responsable. Le directeur du parc et celui de CIRA SIMGAM, entreprise présente sur le parc, en détaillent les avantages.

Un parc industriel à l'heure du développement durable

Comment se traduit au quotidien l'ensemble des démarches que vous entreprenez sur le plan environnemental ?

Hugues De Beaupuy : Le PIPA est le premier parc industriel français labellisé pour son engagement RSE. Par son ancrage territorial et historique, le Parc gère de façon durable l'implantation de nouvelles entreprises au milieu de 220 hectares d'espaces verts dont 122 classés refuges par la Ligue pour le Protection des Oiseaux. En 2000, le parc a été certifié ISO 14001, et en 2001, il a été labellisé EMAS (Eco-Management Audit Scheme).

Lorsque l'ai pris la direction du parc en 2001, j'ai souhaité faire un pas supplémentaire pour continuer d'améliorer notre démarche. En 2010, nous obtenions la certification ISO26000, puis D21000. Nous déployons désormais une démarche RSE.

Jean-Paul Halbout : Ce qu'il faut comprendre c'est que les entreprises présentes sur le parc sont majoritairement des industriels. En tant que tels, nous sommes pragmatiques. Il faut donc que l'ensemble des politiques, et des démarches mises en oeuvre sur le PIPA n'aient pas d'impact négatif sur notre activité. Certes cela influe sur nos comportements, mais cela finit toujours par être atout pour l'exercice de nos activités.

Vous considérez par conséquent que les contraintes associées à la politique de Développement durable ne sont finalement pas pénalisantes ?

JPH : Non seulement elles ne sont pas pénalisantes, mais je dirais même qu'elles nous permettent de générer une certaine valeur. Tout d'abord parce que nous travaillons dans une ambiance très spécifique. Il existe au sein du Parc, un Club qui permet à toutes les entreprises de se rencontrer, d'échanger, de partager et nous mettons les idées et les initiatives en commun. Je souligne au passage le rôle de la direction qui est vraiment présente notamment pour accompagner l'installation des entreprises.

Cet esprit club, permet également de mutualiser les moyens et de lisser un certain nombre de coûts de fonctionnement liés au développement durable : logistique, gestion des déchets, les engagements et leurs conséquences sont mutualisés.

Quels bénéfices les entreprises présentes sur le parc tirent-elles au quotidien de cette dimension écoresponsable ?

JPH : Je pense véritablement que cette culture " club " est vraiment la plus satisfaisante. La dynamique est partagée par tous les acteurs, les gens se côtoient et pas uniquement entre collègues d'une même entreprise. Et puis il y a le cadre dans lequel nous travaillons. Nous nous trouvons en pleine nature, environné par la faune, alors qu'avant de nous implanter ici par exemple, nous étions en périphérie urbaine... En tant qu'industriels, nous aimons rêver en gardant les pieds sur terre. Ici, nous y parvenons !

HDB : Le club fédère 70 entreprises. L'adhésion est vraiment réelle et, je pense que c'est assez significatif de l'esprit qui règne ici. Tout n'est pas toujours facile, il n'est tous les jours évidents de faire coïncider les intérêts et les interrogations d'entreprises par nature disparates, mais l'esprit qui nous anime est positif !