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Les éléments moteurs du marché de bureaux en 2011

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Les regroupements de sites et les recherches de rationalisation sont les principales motivations des déménagements après l'optimisation de l'environnement de travail et la croissance des effectifs.

Le léger rebond de la production neuve n'aura d'impact sur le marché que dans les 18 à 24 prochains mois.

© cabinet Jones Lang Lasalle

Le léger rebond de la production neuve n'aura d'impact sur le marché que dans les 18 à 24 prochains mois.

C'est ce qui résulte des analyses faites par le cabinet Jones Lang Lasalle concernant les perspectives au premier trimestre 2011.

Un léger rebond dans la production du neuf

Bien que le nombre de mètres carrés disponibles ait progressé au cours du 1er trimestre, c’est la part des locaux de seconde main qui tend à croître dans l’immédiat. Néanmoins, on peut remarquer que le nombre de mètres carrés en chantier à la fin du 1er trimestre a augmenté pour la première fois depuis deux ans. Mais ce léger rebond de la production neuve n’aura d’impact sur le marché que dans les 18 à 24 mois prochains.

Paris et sa périphérie toujours très gourmande en mètres carrés

En l’état actuel des chantiers en cours, on peut noter que les projets en chantier livrables sous 36 mois (offre future certaine)
représentent un peu plus de 1,1 million de mètres carrés. Il faut noter que sur ce total de surfaces, 48 % sont d’ores et déjà
consommées en 2011 et 55 % en 2012. Par ailleurs, selon les secteurs de la région, la disponibilité future de l’offre peut être très limitée. Ainsi, dans les 12e et 13e arrondissements de Paris et la 1re Couronne Est, la totalité de l’offre future certaine est déjà consommée. D’autres secteurs comme les 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris, péri-Défense, la Boucle Nord ou la 1re périphérie Sud ont consommé largement plus de la moitié de leurs offres futures.

Les entreprises amenées à se positionner plus en amont des opérations

Le chiffre des futures livraisons disponibles est à rapprocher de la consommation neuve qui a représenté 29 % du total en 2010 (sur 2,155 millions de mètres carrés) et 36 % de la consommation au 1er trimestre 2011 (sur 613 000 m²). Compte tenu de l’écart entre le rythme de consommation du neuf / restructuré et celui des livraisons, même s’il existe encore aujourd’hui de l’offre neuve disponible, la part de celle-ci devrait continuer à baisser en 2011.

À ces projets livrables avec certitude, ce sont environ 290 000 m² supplémentaires probables (PC obtenu) ou potentiels (PC en cours d’instruction ou projet) qui sont susceptibles d’être ajoutés en 2012 et près de 1,9 million de mètres carrés pour 2013. Il faut noter néanmoins que si pour 2012 l’essentiel de l’offre additionnelle bénéficie déjà d’un permis de construire et peut donc être lancée relativement rapidement, en 2013 cette proportion n’est que d’environ 50 %. Ainsi, à la lumière de l’évolution du marché au cours de ce 1er trimestre et des livraisons à venir, on peut anticiper que la disponibilité de l’offre neuve actuelle et future continuera à se réduire. Ainsi les entreprises, dans une logique de performance immobilière (rationalisation, efficacité et qualité de l’environnement de travail) et recherchant de préférence du neuf, devront anticiper et se positionner de plus en plus en amont des opérations (bail ou achat en état futur d’achèvement).