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Le travail, premier facteur de stress chez le salarié

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Les salariés français se disent de plus en plus stressés. En cause : un contexte économique défavorable et une pression toujours croissante de la hiérarchie. Tel est le constat émis par une récente étude de Regus.

Le travail, premier facteur de stress chez le salarié

En France, 42 % des salariés ont constaté une hausse de leur niveau de stress au cours de l’année écoulée. Tel est le chiffre inquiétant révélé par une enquête(1) Regus, spécialisée dans les centres d'affaires clés en main.

Ce pourcentage des salariés français stressés est quasiment identique à celui des collaborateurs néerlandais (40 %), brésiliens (41 %) et anglais (43 %). Au niveau mondial, ce pourcentage est de 48 %.

Un stress croissant qui "à cout terme, se traduit par la perte de précieux collaborateurs et par une baisse de la productivité, avec un personnel en proie à des problèmes de santé. Les effets à long terme de cette pression sont toujours difficiles à prédire et peuvent se révéler désastreux", pour Pour Frédéric Bleuse, directeur général France de Regus.

Les Parisiens et les Lyonnais en tête

Bien que cette augmentation du stress soit généralisée, des disparités existent selon la taille, le secteur d’activité et la ville des entreprises dans lesquelles exercent les collaborateurs français. Ainsi, les collaborateurs des moyennes entreprises (56 %) ont davantage vu croître leur niveau de stress que ceux des petites (40 %) et grandes entreprises (44 %).

Les salariés exerçant dans les secteurs de la banque-assurances et des TIC sont respectivement 48 % et 47 % à estimer que leur niveau de stress a augmenté. Un pourcentage qui s’élève à 39 % et 28 % pour les collaborateurs travaillant dans le conseil et les médias/marketing.

Enfin, à l’échelle locale, les Lyonnais (54 %) et les Parisiens (44 %) ont été les plus touchés par cette augmentation du stress. Ce pourcentage est respectivement de 36 % pour les Toulousains, 33 % pour les Strasbourgeois et 25 % pour les Niçois.

Le travail, première source d'angoisse

Pour les Français (61 %) comme pour les salariés du monde entier (59 %), le travail représente la première source d’angoisse. Viennent ensuite la pression des clients (40 % pour les Français ; 37 % pour les collaborateurs à l’échelle mondiale) et les finances personnelles (40 % pour les Français et 44 % pour les salariés du monde entier).

Enfin, 27 % des salariés hexagonaux affirment avoir subi des pressions de la direction. Si ce pourcentage est de 19 % chez les salariés des TPE/PME, il s’élève respectivement à 45 % et 48 % chez les collaborateurs des grandes et moyennes entreprises. En termes de secteur d’activité, ce pourcentage est de 35 % et de 30 % chez les collaborateurs des TIC et de la banque-assurances, contre 22 % et 20 % pour les salariés des médias/marketing et du conseil.

De même, si le stress engendré par les clients touche 40 % des salariés français, il concerne davantage les collaborateurs des TPE/PME (45 %, contre respectivement 28 % et 20 % de ceux des grandes et moyennes entreprises). Les salariés exerçant dans le conseil (46 %) et les TIC (42 %) ont davantage été stressés par leurs clients que ceux travaillant dans les médias et le marketing (33 %) et dans la banque-assurances (30 %).


Les Français sont 59 % à penser que la flexibilité du travail permet de réduire le stress (63 % au niveau mondial). Pour 76 % des collaborateurs français, le travail flexible favorise la productivité au travail. Un pourcentage de 77 % à l’échelle mondiale. Plus de la moitié des salariés français (54 %) sont convaincus que le travail flexible est plus favorable à la vie de famille (58 % au niveau mondial).
(1) Étude disponible sur demande. 

(1) Plus de 16 000 entreprises, réparties dans plus de 80 pays et issues de la base de contacts internationale de Regus ont été interviewées en janvier 2012. L’étude a été administrée et gérée par MarketingUK, une société indépendante.