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Deux Français sur trois idéalisent le travail mais sont... insatisfaits

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Les salariés ont une forte estime de la valeur travail mais un ressenti négatif au sein de leur entreprise. Les raisons ? Le stress, un mauvais management ou le manque de reconnaissance. C'est ce que révèle la 4e édition de l'Observatoire de la vie au travail en France (OVAT).

Deux Français sur trois idéalisent le travail mais sont... insatisfaits

« Deux Français sur trois idéalisent le travail et le pensent positivement. Or, ils sont autant à ressentir négativement le travail et à se dire insatisfaits. L'équation insatisfaction + idéalisation = frustration », résume Pierre-Éric Sutter, président de m@rs-lab, société de conseil en prévention des risques sociaux et en management de la performance sociale et auteur de la 4e édition1 annuelle de l'Observatoire de la vie au travail (OVAT) en France.

"Insatisfaction + idéalisation = frustration"

Premier enseignement : la valeur travail est toujours aussi forte dans l'esprit des Français, si l'on en juge son contenu, à 64,3 % positif (67 % en 2011). Ainsi, 51,6 % des salariés ont un bon moral au travail.

Spontanément, lorsque les Français évoquent le travail, ils citent les notions de plaisir, épanouissement, motivation, engagement, rigueur, organisation, responsabilité... Leur capital "enthousiasme" est très élevé pour 80,3 % d'entre eux et même en augmentation (79,6 % en 2011).

Seulement, 56,6 % des salariés évaluent défavorablement le climat social. Ainsi, ils sont 45,2 % à juger insuffisante la qualité managériale de leur entreprise et 50,1 % mécontents de la gouvernance sociale de leur entreprise. De plus, 37,8 % des salariés se sentent exposés à des "stresseurs" dans leur travail, comme le manque de reconnaissance (cité à 58 %), mais également le manque de visibilité des perspectives d'évolution.

Des salariés des grandes entreprises plus protégés

Tous ne vivent cependant pas cette insatisfaction au travail de la même manière. Les salariés dont le vécu professionnel est le plus négatif ? Ceux des PME de 10 à 50 salariés, alors que celui des entreprises de plus de 250 salariés est le plus positif, juste devant celui des salariés de la fonction publique.

Seuls, les free lances et indépendants se distinguent toujours comme étant les plus satisfaits au travail, malgré la précarité de leur statut. Les salariés dont le statut est le plus élevé (cadres supérieurs et dirigeants) sont les moins stressés.

Si la situation s'améliore dans les grandes entreprises, elle tend à se dégrader dans les TPE. Ainsi, les salariés des TPE (1 à 10 salariés) qui étaient de loin et depuis trois ans les plus heureux au travail, sont en 2012 les plus inquiets, juste après les salariés des PME. Ils ont le moral le plus bas et se montrent les plus inquiets de leur avenir professionnel, même s'ils représentent les deux catégories de salariés qui trouvent le plus de sens à leur travail.

La satisfaction des employés et salariés continue à s'améliorer, particulièrement dans les grandes entreprises (250 salariés et plus), du fait de meilleures conditions de travail et d'une exposition au stress plus faible.

1/ Enquête menée en ligne en juin et juillet 2012 auprès de 5 394 répondants.