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Des actions encore inappropriées pour une bonne politique papier

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Les entreprises ont davantage pris conscience de l'impact d'une politique papier sur l'environnement : c'est ce que révèle l'étude 2012 sur les éco-pratiques au bureau de l'association Riposte Verte. Seulement, les méthodes mises en place sont encore jugées inappropriées. Analyse.

Des actions encore inappropriées pour une bonne politique papier

Le papier demeure le symbole d'une politique responsable au sein de l'entreprise. Mais les actions mises en place sont encore jugées insuffisantes. Telle est l'une des conclusions mises en avant par la dernière enquête “Papier, quelles éco-pratiques au bureau ?”(1) menée par l’observatoire de l'éco-responsabilité du tertiaire de Riposte Verte, association au service de l’environnement.

Des actions de sensibilisation “inappropriées”

Cette année, les résultats de cette enquête, déjà menée en 2010, mettent en évidence des avancées dans la prise de conscience de l'impact environnemental du papier. Seulement 5 % des personnes interrogées (contre 7 % en 2010) et 9 % des dirigeants (contre 12 % en 2010) ne connaissent pas les impacts du papier de bureau sur l'environnement.

Pour Riposte Verte, une prise de conscience s'opère, puisque 64 % des répondants assurent sensibiliser leur personnel aux éco-gestes (+ 9 %). Seulement, lorsque des actions de sensibilisation sont menées, elles sont, dans l'ensemble « inappropriées », juge Valéry Hergott, président et fondateur de Riposte Verte. L'affichage (pour 54 % des répondants, + 23 %) et l'envoi de courriels (43 % des répondants, + 16 %) sont “des solutions faciles et peu coûteuses, mais largement insuffisantes”. Elles seraient à compléter par de la formation, proposée à seulement une personne interrogée sur trois (+ 16 %).

Le recto-verso a du mal à s'imposer…

Malheureusement, connaître n'est pas agir. Ainsi, au moins une organisation sur trois (31 %) n'analyse pas l'évolution de ses achats et n'intègre pas de critère écologique pour le papier dit courant. « Ces deux actions forment pourtant la base d'une gestion raisonnée et responsable de papier », souligne Valéry Hergott de Riposte Verte. Concernant l'achat de papier, le rapport qualité/prix demeure le premier critère d'achat, suivi du papier recyclé (24 %) et de l'existence d'un écolabel (21 %).

Concernant les pratiques, bonne nouvelle : environ 90 % des salariés ont accès à un copieur multifonction en réseau (+ 3 %) , 91 % l'utilisent en recto-verso (+ 6 %). La fonction recto-verso a encore du mal à s'imposer dans les entreprises, puisqu'elle n'est paramétrée par défaut que pour 51 % des répondants ,et toujours utilisée uniquement pour 46 % d'entre eux, soit moins de la moitié. Quand à la fonction “2 pages en 1”, elle n'est paramétrée par défaut que dans 10 % des cas, et “parfois” utilisée dans 45 % des cas. Les habitudes ont la vie dure.

Les impressions externes, nouveau cheval de bataille

Riposte Verte pointe du doigt les comportements des entreprises dans le domaine de leurs impressions externes. Ainsi, 40 % des répondants ne savent pas si l'imprimeur choisi pour les impressions externes est labellisé Imprim'Vert. Et 61 % ne sont pas informés du respect ou non de la charte Print Environnement par ce même imprimeur. Enfin, 36 % ne semblent pas informés sur le papier utilisé (recyclé ou non) par leur imprimeur et 49 % ignorent le grammage, l'encre (végétale ou non), le traitement des déchets, etc.

(1) Étude réalisée en mars 2012 avec un total de 1 025 réponses (dont 825 complètes et validées). Sur le panel, 45 % des répondants travaillent dans le secteur privé, 39 % dans le public et 16 % dans l'économie sociale et solidaire.