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53% des salariés préfèrent le télétravail à une augmentation

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Aujourd'hui, le travail à distance est un sujet incontournable. Si 75% des dirigeants et 60% des managers se déclarent favorables au télétravail, 73% des collaborateurs imaginent que leur manager s'y oppose, rapporte une enquête Mobilitis réalisée par OpinionWay.

53% des salariés préfèrent le télétravail à une augmentation

Le travail devient de plus en plus mobile. 46% des salariés travaillent souvent ou occasionnellement de chez eux, 26% chez leur clients ou dans les transports et 11% ... dans les cafés. C'est ce qui ressort de l'enquête "bien-être, performance et mobilité au travail: quelles relations ?" du cabinet Mobilitis*.

Des salariés prêts à renoncer à une augmentation pour plus de télétravail

Si peu de salariés bénéficient encore d'un accord formel de télétravail (16%), 41% d'entre eux déclarent toutefois que leur entreprise les autorise à travailler à distance et 15% que le projet est envisagé ou en cours.

De plus, 62% des salariés travaillant à distance, de temps en temps, souhaiteraient avoir la possibilité de le pratiquer plus souvent. Et une personne sur deux ne pouvant travailler à distance souhaiterait le faire. L'envie est si forte chez certains salariés que près de 53% des salariés seraient même prêts à renoncer à leur augmentation de salaire annuelle pour avoir la possibilité de travailler à distance.

Chiffre étonnant: si 75% des dirigeants et 60% des managers se déclarent favorables au télétravail, 73% des collaborateurs imaginent que leur manager s'y oppose.

Un mode de management qui évolue

Ce travail à distance influe sur le mode de management pour 64% des managers. Or, 69% des salariés affirment de leur côté que le travail à distance n'a rien changé au mode de management.

Seuls 23% des managers reconnaissent avoir reçu une formation sur le sujet. Et seuls 31% des dirigeants ayant mis en place un accord formel de télétravail l'ont accompagné d'un plan de formation pour les managers...

Dans la grande majorité (91%), les salariés qui travaillent à distance s'estiment autant voire plus impliqués qu'avant. Une perception partagée par 94% de leurs managers de proximité.

La culture d'entreprise apparaît comme un frein majeur au développement du travail (cité par 71% des salariés et 80% des dirigeants).

Le bureau, créateur de lien social

84% des salariés s'accordent à dire qu'il est important pour eux d'être au bureau afin de ne pas être trop isolés, 83% pour être tenus au courant des derniers changements dans l'entreprise et 75% pour avoir le sentiment de faire partie de l'entreprise.

Pour 90% des salariés, le travail à distance aurait un impact positif sur leur bien-être et pour 69% sur leur performance. Parmi une liste de mesures proposées pour améliorer leur niveau de bien-être, 39% des salariés citent le télétravail avant la possibilité d'avoir plus d'autonomie et de responsabilités (37%) ou celle de réduire leur charge de travail (36%).

Pour 59% des salariés, cela leur permettrait avant tout de diminuer le temps passé dans les transports, pour 48% de mieux équilibrer leur vie professionnelle et personnelle et pour 34% d'être moins stressés.

Un facteur d'attraction et de fidélisation

81% des dirigeants considèrent que le travail à distance aurait un impact positif sur le bien-être de leurs salariés et 61% sur leur performance. Enfin, parmi les dirigeants ayant mis en place un accord formel de télétravail, 85% reconnaissent que la performance de leurs salariés n'a pas baissé, 15% estiment même qu'elle aurait augmenté.

La majorité d'entre eux estiment, par ailleurs, que le travail à distance représente un facteur d'attraction de poids pour de futurs salariés (72%) mais aussi un facteur ayant un impact sur l'engagement des salariés (70%) et leur fidélisation (60%).

* Synthèse de l'enquête " Bien-être, performance et mobilité au travail : quelles relations ? " de novembre 2013 réalisée par OpinionWay pour Mobilitis auprès de 807 salariés de bureaux et de 305 dirigeants, d'entreprises de plus de 50 salariés implantées dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants.