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Les entreprises dépenseraient des millions d'euros à maintenir des applications inutilisées

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Selon une étude commanditée par Informatica, certaines grandes entreprises dépensent plus de 2 millions d'euros par an dans la maintenance d'applications informatiques inutilisées.

75% des responsables informatiques européens pensent que les réseaux de leur entreprise hébergent des applications ou des données inutilisées au cours des trois dernières années. Tel est l'un des principaux résultats d'une étude réalisée par Informatica Corporation*. En moyenne, ces applications inutilisées représentent un quart du nombre total d'applications au sein du système de l'entreprise.

Les auteurs de cette enquête en concluent logiquement que “ces actifs inemployés font peser des coûts significatifs sur les organisations, en termes de ressources informatiques, d’énergie et de temps consacré à leur management.” Selon ces derniers, ces dépenses dépassent 2 millions d’euros par an dans certains cas. “Le problème est particulièrement prononcé dans les entreprises de plus de 1.000 salariés”, précisent-ils. Or 86% des professionnels de l’informatique travaillant dans ce type d’entreprises déclarent que leurs systèmes fonctionneraient de manière plus efficace si ces applications inutilisées étaient retirées du circuit.

Cela dit, la moitié des responsables informatiques (46%) déclarent que leur entreprise n’envisage pas de retirer ces applications ou les bases de données associées au motif qu’elles pourraient être utiles plus tard. Et 26% pensent que ces applications et bases de données sont nécessaires pour des questions de conformité.

Par ailleurs, les résultats de cette étude montrent qu'une entreprise européenne sur trois donne à l’ensemble de leurs employés des droits d’accès et de modification sur diverses bases de données et sur les données qu’elles contiennent. Malgré cette “politique ouverte” en matière d’information, les auteurs de l'étude indiquent que les départements commerciaux et marketing sont enclins à contourner le département informatique lorsqu’ils ont besoin d’ajouter de nouveaux logiciels et de nouvelles applications aux systèmes existants.

 

*Étude réalisée pour Informatica par la société Dynamic Markets auprès de 300 responsables commerciaux et marketing et de 301 professionnels de l’informatique en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. Dans les deux populations, les personnes sélectionnées ont confirmé qu’elles occupaient des fonctions de middle management ou de plus haut niveau, et que leur entreprise comptait au moins 250 salariés.