Mon compte Devenir membre Newsletters

Les achats de l'État ont réalisé 304 millions d'euros d'économies en 2011

Publié le par

Un programme achat destiné aux opérateurs de l'État, une cartographie précise des besoins et des dépenses, une dématérialisation poussée ont permis à l'État de réaliser 304 millions d'euros de gains achat. C'est ce que révèle le rapport d'activité du Service des achats de l'État pour l'année 2011.

Les achats de l'État ont réalisé 304 millions d'euros d'économies en 2011

Pari réussi ! En 2011, la modernisation de l’achat public a permis à l’État de réaliser 304 millions d’euros de gains achat. C'est ce que révèle le rapport d'activité du Service des achats de l'État pour l'année 2011.

Les bons élèves sont le ministère de la Défense qui arrive en tête avec des gains achat de 119,7 millions d'euros, suivi par le ministère de l'Économie et du Budget (57,9 millions d'euros) et l'Intérieur (48,9 millions d'euros).

Dématérialisation accrue avec la carte achat

En 2011, le rapport met en évidence la poursuite de la modernisation de l'achat public et la professionnalisation des acheteurs publics.

Pour réaliser des gains achats supplémentaires, le SAE a réalisé une nouvelle cartographie interministérielle des achats de l’État sur la base des dépenses réalisées en 2010. Cet outil a permis de connaître les dépenses achats suivant plusieurs axes, tels que le segment d’achat, la région, le ministère ou le fournisseur. Chaque ministère a pu ensuite mettre en œuvre ces axes de travail au sein de son service. Une mise en œuvre accompagnée par le SAE.

Le SAE a mis en place de nouveaux outils pour optimiser les achats. Ainsi, en profitant de la révision du code des marchés, le SAE a proposé et obtenu l’extension du système d’acquisition dynamique, jusqu’alors réservé aux seules fournitures, aux prestations de services. Cette extension ouvre de nouvelles possibilités de contractualiser sur des secteurs marqués par le dynamisme du tissu fournisseur et notamment des PME, comme le segment des prestations informatiques.

Le SAE a également mis l'accent sur la dématérialisation, avec notamment le recours à la carte achat (14 000 cartes achat actives en 2011). Autre exemple, la politique voyage. Le SAE a préconisé l'utilisation systématique de l'outil de réservation en ligne ou self booking tool (SBT) pour les billets et réservations des déplacements professionnels.

Autre axe de travail fort, les achats responsables. Le SAE a collaboré avec de nombreux partenaires (Observatoire des achats responsables, Inspection générale des Finances, Commissariat général au développement durable) sur ces thématiques. Il a également organisé de nombreuses rencontres et formations pour les acheteurs sur le sujet des achats responsables.

Pour faciliter l'accès des PME à la commande publique, une chargée de mission PME a été nommée en 2011.

Opér'achat, un programme achat pour les opérateurs de l'État

L'année 2011 a été marquée par le lancement d'Opér’achat, un programme spécialement destiné aux opérateurs de l'État. Si l’État compte environ 600 opérateurs, le SAE a décidé de s’adresser aux 75 plus gros établissements de l’État, représentant à eux seuls 90 % des achats. Ce qui représente un périmètre d’environ 6 milliards d’euros d’achats. Le SAE travaille au plus près avec 25 des plus gros opérateurs de l'État.

Des objectifs ont ainsi été fixés : dès 2012, au moins 10 % des achats des opérateurs devront contenir une clause environnementale et 5 % une clause sociale. Avec un objectif chiffré de 600 millions d’euros de gains d'achat sur trois ans.

Sur le modèle de “Calypso” pour les ministères, le SAE a lancé, avec la participation active des opérateurs, “Aida”, un programme structurant d’optimisation des achats. De septembre à décembre 2011, une centaine de personnes, parties prenantes dans les achats (acheteurs, prescripteurs, juristes, etc.), ont travaillé à l’identification de bonnes pratiques et de gains sur dix segments d’achats (abonnements, affranchissement, assurances, etc.).

Parallèlement, la 4e vague du programme “Calypso” a été lancée le 4 mars 2011 sur des segments d'achats complexes comme la publicité et communication ; les abonnements et la documentation ; la représentation et réception, etc. Au total, 741 millions d’euros de dépenses ont été passées au crible et 54 opportunités de gains ont été identifiées, pour un total de 122 millions d’euros de gains potentiels.

En 2011, le SAE a également poursuivi sa politique de formation des acheteurs publics.

Pour 2012, l’objectif partagé est de plus de 300 millions d’euros de gains, dont un tiers issus des actions du SAE en 2011.